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mardi 3 décembre 2013

Du microcrédit à la microassurance santé pour rompre le cercle de la pauvreté en Afrique

Cet article de Yamila Castro,experte en communications, fait partie de la série  de Wikiprogress sur la Santé.

Une protection santé à 1€ par mois pour toute la famille ? Non ce n’est pas un rêve mais bien le nouveau système de microassurance maladie que PlaNet Finance est en train de mettre en place en Afrique.

Jacques Attali, président du groupe spécialiste de la microfinance, a présenté deux projets pilotes au Bénin et à Madagascar, lors du Sommet Mondial de la Santé qui s’est récemment tenu à Berlin.

Au royaume du micro, le principe est simple : les clients des institutions de microfinance (IMF), souvent des microentrepreneurs, font des microcrédits pour financer des activités génératrices des revenus et sortir de la pauvreté. Une fois les projets en marche, ils remboursent les IMF, le système fonctionne. Mais que se passe-t-il si l’emprunteur tombe malade, ne peut plus travailler ni rembourser son crédit ?

Dans les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique, l’accès aux soins est un vrai casse-tête. Manque d’infrastructures, de médicaments et surtout de moyens. Selon Jacques Attali, avec des systèmes de santé et d’assurance maladie très précaires, voire inexistants, « un foyer peut devoir investir jusqu’à 50% de son revenu quand l’un de ses membres tombe malade », c’est qui veut dire retour à la casse départ de la pauvreté et mise en danger du système de la microfinance.

Rompre le cercle de la pauvreté en Afrique

Pour rompre ce cercle vicieux, PlaNet Finance s’est donc associé au géant de l’industrie pharmaceutique, Sanofi pour fournir une couverture santé aux clients des IMF et à leurs familles, avec un taux de prise en charge des soins de 70%.

Au Benin les microentrepreneurs souscrivent  à cette mini-sécu pour 1€ par mois, par personne, sur une base volontaire, via une association gérée par trois IMF. En mai 2013, 3259 clients des IMF et leurs familles, 3848 personnes au total, bénéficiaient du régime de la microassurance santé.  « Un des challenges de l’opération consiste à vérifier la qualité des services proposés par les centres de santé partenaires et à combler les lacunes du système », affirme Robert Sebbag, vice-président de Sanofi.

A Madagascar le système est obligatoire et coûte 9€ par famille, pour tous les clients qui empruntent une somme égale ou supérieure à 350€. Un an seulement après son lancement, près de 2000 personnes ont souscrit à l’assurance à Antanarivo et PlaNet finance espère couvrir 30000 personnes dans tout le pays d’ici 2016. Un deuxième type d’assurance maladie, pour les producteurs de vanille, a été mis en place, avec prise en charge partielle par l’employeur, la multinationale allemande Symrise. Un système qui s’avère très pratique dans les zones rurales, avec l’avantage non négligeable de fidéliser les agriculteurs et renforcer les liens avec leur employeur.

Conflit d’intérêts?


Un laboratoire pharmaceutique qui finance l’accès à la santé ? A ceux qui se demandent s’il y a conflit d’intérêts pour Sanofi, Robert Sebbag répond par un non catégorique, «rendre les soins et les médicaments accessibles à tous est une cause d’intérêt commun». Jacques Attali quant à lui affirme «l’accès à la santé en Afrique est un procès très long et ce devrait un sujet de haute priorité pour nous tous». 

Vous pouvez visiter le site web de Yamila Castro en cliquant sur ce lien

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