Wikiprogress Africa

mardi 26 mars 2013

Comment mesurer le bonheur (et est-ce si important?)


Cet article a été initialement posté sur Wikiprogress ProgBlog

Le 20 Mars 2013, Journée Internationale du Bonheur, l’OCDE a publié un ensemble détaillé de lignes directrices sur le bien-être. Il s’agit essentiellement d’un manuel sur la collecte et la publication d’informations relatives au bien-être subjectif, pour statisticiens (mesures de satisfaction à l’égard de la vie, du bonheur et de concepts similaires). D’aucuns pourraient voir en cette démarche un projet certes louable mais finalement peu passionnant. Quel est l’intérêt de ces recommandations, et pourquoi s’attarder sur un manuel de statistiques si notre profession ne nous y contraint pas ?   


Deux raisons. La première est liée au message qu’envoient ces lignes directrices sur l’agenda plus large de la mesure du progrès. L’une des principales explications du succès du Produit Intérieur Brut (PIB), est son harmonisation à l’échelle internationale. Les standards internationaux, codifiés dans les Systèmes de comptabilité Nationale ou SCN, procurent un cadre commun d’analyse. Ainsi lorsque l’on compare le PIB de deux pays différents, tels que l’Islande et le Chili, on compare, pour ainsi dire, des pommes avec des pommes.     


Les instruments de mesure des aspects non-économiques du bien-être n’ont pas un tel cadre commun d’analyse. En 2009, la commission Sen/Stiglitz/Fitoussi a souligné l’importance d’une transition du statut de la mesure de la qualité de vie « de la recherche à la pratique statistique classique ». Parallèlement, le rapport Comment va la vie de l’OCDE (2011) affirme que l’agenda futur de la mesure du bien-être doit intégrer sa standardisation. Les lignes directrices de l’OCDE représentent un premier pas crucial vers le développement d’indicateurs de la qualité de vie aussi robustes et comparables que le PIB.

La seconde raison qui témoigne de l’importance de ces lignes directrices, est l’impact révolutionnaire que pourrait avoir la collecte de données comparables sur notre compréhension du bien-être subjectif. Pour l’instant, la plupart de ce que nous savons du bien-être est dérivé de la recherche académique et d’enquêtes d’opinion basées sur des échantillons limités (souvent 1000 personnes). Les statistiques officielles, en revanche, ont elles tendance à impliquer des échantillons de milliers, dizaines de milliers, voire même centaines de milliers de personnes. Par exemple, l’Office statistique national officiel du Royaume-Uni a recueilli des informations sur le bien-être subjectif de plus de 165 000 participants lors de son enquête de population annuelle en 2011/2012.

La dernière décennie a vu la mesure du bien-être subjectif prendre une place centrale (après n’avoir été qu’un intérêt académique de niche) dans la recherche sur la mesure du progrès des sociétés. Avec le développement de statistiques officielles de qualité sur le bien-être subjectif, la décennie qui vient promet d’être encore plus passionnante.

Conal Smith, OCDE.



lundi 25 mars 2013

Lignes directrices sur la mesure du bien-être subjectif





Être capable de mesure la qualité de vie des individus est fondamentale pour estimer le progrès des sociétés. Il y’a maintenant un consensus sur le fait que la mesure du bien-être subjectif forme une composante essentielle de la mesure de la qualité de vie conjointement avec d’autres indicateurs économiques et sociaux. Dans cette optique, l’OCDE a publié des Lignes directrices sur la mesure du bien-être subjectif qui propose des recommandations sur la collecte et l’utilisation des mesures de bien-être subjectif. Cette publication s’inscrit dans le sillage de l’Initiative du vivre-mieux de l’OCDE, un projet pionnier lancé en 2011 avec comme objectif la mesure du progrès des sociétés à travers 11 dimensions, allant de l’emploi, la santé et le logement à l’engagement civique et l’environnement.

Ces Lignes directrices constituent la première tentative d’offrir des recommandations internationales sur la collecte, la publication et l’analyse des données de bien-être subjectif. Ils constituent un manuel pour la collecte d’information des évaluations et de l’expérience de vie des individus,  de même que dans la collecte de mesures « eudémoniques » de bien-être psychologique. Les Lignes directrices montrent également les raisons pour lesquelles les mesures de bien-être subjectif sont importantes dans le suivi et l’élaboration des politiques, et l’importance du rôle des agences statistiques nationales dans la maximisation de l’utilité des mesures existantes. Ils contiennent en outre un nombre de prototypes de modules d’enquête sur le bien-être subjectif que les agences nationales et internationales peuvent utiliser dans leurs démarches.

Pour consulter cette publication, cliquez ici

Coordonnateur Wikiprogress Africa

How to measure happiness and why it matters


This post first appeared on the Wikiprogress ProgBlog

On the International Day of Happiness, 20 March 2013 the OECD released a detailed set of Guidelines on Measuring Subjective Well-being. This is essentially a handbook for statisticians involved in collecting and publishing information on subjective well-being (measures of life satisfaction, happiness, and similar concepts). All of this, one might think, sounds very worthy, but extremely dull. Why does the release of the Guidelines matter, and why should anyone not professionally obliged to wade through statistical manuals care?


There are two reasons. The first relates to what the Guidelines signal in terms of the wider agenda on measuring progress. One of the main reasons that Gross Domestic Product (GDP) retains such a high profile as an indicator of progress is that it is collected in the same way across countries. The international standards that are embodied in the System of National Accounts, or SNA provides a common framework to ensure that when we compare the GDP of two different countries, such as Iceland and Chile, we are – so to speak – comparing apples with apples.

Most measures of the non-economic aspects of well-being lack such a common measurement framework. In 2009 the Sen/Stiglitz/Fitoussi Commission highlighted that it was important that measures of quality of life “move from research to standard statistical practice”. Similarly, the OECD’s How’s Life report in 2011 argued that the statistical agenda ahead for measuring well-being must involve standardising the measurement of quality of life. The OECD Guidelines represent a crucial first step towards indicators of quality of life that are as robust and comparable as GDP.

The second reason why the Guidelines matter is that, if national statistical agencies respond to them by starting to collect comparable data, it has the potential to revolutionise our understanding of subjective well-being. Currently most of what we know about measures of subjective well-being derives from academic research and public opinion surveys with small samples (often as low as 1000 people). By way of contrast, official statistics tend to involve survey samples in the thousands, tens of thousands, or even hundreds of thousands. For example, the UK Office for National Statistics collected information on subjective well-being from over 165,000 respondents in the annual population survey in 2011/12.

The last ten years has seen the measurement of subjective well-being take a central role (having been a niche academic interest) in work to better measure the progress of societies. With high quality official statistics on subjective well-being coming on stream over the next few years, the next decade promises to be even more interesting.


Conal Smith


To get the new OECD's Guidelines on Measuring Subjective Well-Being, please click here

Global Forum on Development: Innovative Approaches to Poverty Reduction, Social Cohesion and Progress in the Post-2015 World


The Global Forum on Development will be the first in a series of three forums to be held over the next three years focusing on “Preparing for the Post-2015 World”. These events provide a venue for high-level policy makers, academia, civil society and the private sector to exchange perspectives and explore challenges, opportunities and lessons learned about current poverty reduction policies and methods for fostering social cohesion and progress. Perhaps the most important insight about poverty in the last twenty years is that the vision in the UN Millennium Declaration - of creating an environment conducive to the elimination of poverty - is achievable. These global fora held from 2013 through 2015 will focus on what this means to all those working toward this vision. 
The global economic landscape has changed, and with it, the understanding of what development and poverty are all about. Economic growth in developing and emerging countries has improved lives of many poor people and led to the emergence of a middle class. Yet, many people who have escaped absolute poverty would still be counted as poor when based on different - relative and country specific – thresholds of poverty.  At the same time, income inequalities have been rising in many parts of the world, thus reducing the “pay-off” of economic growth in lowering absolute poverty. 

The emerging middle class is increasingly comparing itself to the living standards in the more affluent part of the world.  Many remain vulnerable, however, to a range of economic factors, such as unemployment, sickness and old age, that could move them back to destitution. There also are still large numbers of people in poverty in middle-income countries.  In light of the new economic world we live in, the 2013 Global Forum on Development (GFD) is designed to promote a better understanding of what the shifting dynamics of poverty mean for the poverty reduction policies to be pursued by governments, international organisations and others in the post-2015 world.



For more information about the Conference, please visit its website
For the programme
On Twitter, #OECDgfd

The Wikiprogress Team

Forum mondial sur le développement de 2013: Approches innovantes en réduction de la pauvreté, de cohésion sociale et de progrès dans le contexte de l'après-2015



Le Forum Mondial sur le Développement (FMD) de 2013 sera la première édition d’un cycle de trois ans qui aura pour thème général « Préparer l’après-2015 ». Ces événements donneront l’occasion aux décideurs politiques de haut niveau, aux membres de la sphère universitaire, à la société civile et au secteur privé de mettre en commun leurs perspectives et d’examiner les enjeux et les opportunités, ainsi que les enseignements dégagés des politiques et des méthodes mises en œuvre aujourd’hui en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion de la cohésion sociale et du progrès. La prise de conscience que la vision exposée dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies – portant sur la mise en place d’un environnement propice à l’éradication de la pauvreté – peut devenir une réalité est peut-être l’événement le plus marquant de la lutte contre la pauvreté de ces vingt dernières années. Les forums mondiaux qui se tiendront de 2013 à 2015 s’attacheront à analyser les répercussions de cette prise de conscience sur l’ensemble des acteurs qui travaillent à la réalisation de cet objectif.


Le paysage économique mondial a changé, et avec lui notre conception de la lutte contre la pauvreté, du développement. La croissance économique que connaissent les pays émergents et en développement a permis d’améliorer la vie de nombreux individus pauvres et a rendu possible l’émergence d’une classe moyenne. Toutefois, de nombreux individus qui sont parvenus à s’extraire de la pauvreté absolue seraient toujours considérés comme pauvres si l’on faisait appel à d’autres seuils de pauvreté – relatifs et appliqués à l’échelle d’un pays spécifique. Parallèlement, les inégalités de revenu se creusent dans de nombreuses régions du monde et sapent ainsi les retombées positives que peut avoir la croissance économique sur la diminution de la pauvreté absolue.

Les nouvelles classes moyennes se comparent de plus en plus leur niveau de vie à ceux des pays plus riches. Cependant nombreux sont ceux qui restent vulnérables face à divers facteurs économiques tels que le chômage, la maladie et la vieillesse, qui pourraient les faire retomber dans la pauvreté. Face aux changements récents survenus dans l’économie mondiale, l’édition 2013 du Forum mondial de l’OCDE sur le développement (FMD) a pour objectif de mieux faire comprendre les répercussions de l’évolution de la dynamique de la pauvreté sur les mesures prises par les gouvernements, les organisations internationales et les autres acteurs pour lutter contre ce phénomène, dans le contexte de l’après-2015.



Pour toute informations détaillées, veuillez-vous référer au site de la conférence.

Pour le programme de la conference, cliquez ici

Sur Twitter, #OECDgfd

L'équipe Wikiprogress

vendredi 22 mars 2013

Appel à communications. Croissance Inclusive en Afrique: Mesures, Causes et Conséquences. Helsinki, Finlande. 23 janvier 2013.



Cette conférence se déroulera sous forme de séances plénières et de panels, et les sessions seront basées sur des communications spéciales et celles sélectionnées, à travers cet appel à contributions, ouvert du 15 janvier au 1er avril 2013.

Une réduction de la pauvreté durable et rapide requiert une « croissance inclusive » pouvant permettre aux individus de contribuer et de bénéficier du processus de développement. La performance économique de l’Afrique s’est significativement améliorée depuis les années 1980 et 1990. Toutefois, plusieurs points restent sans réponse. Par exemple, les progrès récents en Afrique ont-ils été sous ou surestimés? Certaines composantes sociales sont-elles exclues de la croissance et du processus de développement? Quelles dimensions de la pauvreté sont à la traine ou en avance? Quel a été l’impact de la croissance économique? A-t-elle conduit à plus et à de meilleurs emplois? Quelles politiques sont nécessaires pour augmenter les chances de rendre durable le développement de l’Afrique dans le long terme?

La réponse à ces questions ainsi qu’à d’autres, tout aussi pertinentes, n’est pas évident. L’Afrique fait face à des défis particuliers (très hauts taux de pauvreté, bases de données très faibles, haute volatilité des déterminants de la croissance et du bien-être) lorsqu’on la compare aux autres régions en développement. La conférence sur le développement de l’UNU-WIDER de Septembre 2013 se concentrera sur la performance, les perspectives et les politiques promouvant une croissance inclusive en Afrique, y compris le Maghreb. Cette conférence vise à développer le dialogue entre les chercheurs et les décideurs politiques issus des secteurs académiques, gouvernementaux et du développement international.

Pour plus d’informations sur cette conférence, veuillez-vous référer au site web de la conférence.


Coordonnateur Wikiprogress Africa

Call for Papers: Inclusive Growth in Africa: Measurement, Causes, and Consequences.



The conference will feature a mix of plenary speakers and panels, sessions based on invited papers and those submitted through this call for papers, which will be open between 15 January and 1 April 2013.

Rapid and sustained poverty reduction requires ‘inclusive growth’ that allows people to contribute to and benefit from the development process. Africa’s economic performance has improved considerably since the 1980s and early 1990s. Nevertheless, many questions remain unanswered. For instance, has recent progress in Africa been under- or over-stated? Are certain social groups being excluded from the growth and development process? Which dimensions of poverty are leading or lagging? Has economic growth been transformative, leading to more and better jobs? What policies are required to increase the likelihood of sustaining Africa’s development process in the long-run?

Answering these and other pertinent questions is challenging worldwide. Africa faces particular difficulties in comparison with other developing regions due to relatively high poverty rates, relatively weak information bases, and frequent high volatility in the underlying determinants of welfare and economic growth. The UNU-WIDER development conference in September 2013 therefore focuses on the performance, prospects, and policies for promoting more inclusive growth throughout Africa, including North Africa. The conference aims to encourage dialogue between and among researchers and policy makers from the academic, government and international development communities.

For more complete information on this event and the call for papers, please consult the conference webpage.



Wikiprogress Africa Coordinator

Comment va la vie? Mesure du progrès et du bien-être des sociétés par l’OCDE.



Dans le cadre de son initiative du vivre mieux, l’Organisation de coopération et le développement économique a publié un rapport, « Comment va la vie? » le 12 octobre 2011. Comment va la vie?  est une mesure des aspirations et des sentiments des individus des pays de l’OCDE ainsi que d’autres nations comme l’Inde et la Chine. En allant au-delà du lien de causalité entre des revenus élevés et un plus grand bien-être, le rapport examine les déterminants du bien-être chez les individus à travers deux composantes : les conditions matérielles de vie et la qualité de vie. 11 dimensions sont incorporées à savoir : les revenus, le travail, la qualité de logement (pour les conditions matérielles), la santé, l’équilibre travail-vie, l’éducation, les liens sociaux, l’engagement civique, l’environnement, la sécurité et la satisfaction subjective (pour la qualité de la vie).


Le rapport montre que les revenus et la richesse influent sur le bien-être des individus mais d’autres aspects subjectifs ont autant, voire plus d’importance. Le bien-être dépend certes d’une certaine richesse matérielle mais sans la santé, le sentiment d’appartenance à une communauté, la sécurité ou encore un environnement sain, il est difficile de profiter de cette richesse matérielle et par extension d'être pleinement heureux. La plupart de ces autres dimensions subjectives ne sont pas assez bien mesurées pour pouvoir déterminer le bien-être des individus et procéder à une comparaison du bien-être des populations des États. De même, les inégalités et la pauvreté constituent autant de freins au bien-être des populations, particulièrement les personnes moins éduquées et à faible revenu.



Pour plus de détails, voir le site de l'OCDE sur ce rapport.

Pour déterminer les paramètres de votre bien-être, voir le site de l'Initiative du vivre-mieux


Coordonnateur Wikiprogress Africa



mercredi 13 mars 2013

Mener à bien le programme de développement pour l'après - 2015 nécessite l’utilisation de données fiables» a déclaré M. Lopez devant le Groupe de haut niveau


ECA Press Release: 
08/2013

Monrovia, Libéria
05 Février 2013

Monrovia, Libéria, 6 février 2013 (CEA) - Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la  Commission économiques pour l'Afrique (CEA) a lancé un appel urgent aux membres du Groupe de personnalités de haut niveau chargé d’étudier le programme de développement pour l'après- 2015 leur demandant de veiller à ce que tout cadre de développement qui remplacera les Objectifs actuels du Millénaire pour le développement (OMD) accorde toute  l'attention voulue à la disponibilité et l'utilisation de données fiables.
M. Carlos Lopez, qui a pris la parole lors d’une réunion du Groupe tenue à Monrovia pendant le week-end passé a fait une analyse personnelle mais perspicace de la raison pour laquelle certaines des cibles des OMD ne pourraient pas être atteintes par un certain nombre de pays africains, en affirmant que l’absence de données actualisées mises à la disposition des mécanismes de mesure pourrait même avoir rendu difficiles à évaluer les réalisations obtenues par certains pays.
M. Lopez a déclaré que « Le succès du programme de développement pour l’après- 2015 dépendra de l’efficacité avec laquelle il sera remédié au problème des données » auquel de nombreux pays africains sont confrontés, en ajoutant que ces pays auraient pu atteindre  davantage de cibles des OMD si les résultats de développement souhaités étaient assortis de moyens de mise en œuvre concrets.
Ses observations arrivent à un moment où la fixation de l’échéance – 2015- des Objectifs actuels du Millénaire pour le développement a conduit à une intensification des activités concernant  la nature du programme de développement pour l’après-2015.
M. Lopez a recommandé qu’« un cadre successeur des OMD doit modifier l’orientation actuelle qui est axée sur la recherche de résultats de développement sans la mise à disposition de tous les moyens nécessaires à leur réalisation ». Il a expliqué que cela pourrait aider à éviter ce qui ressemblerait au fait de se fixer une destination sans préparer de feuille de route ».
Il a déclaré que bien qu’il importe que les pays aient la latitude de mettre au point leur propre feuille de route,  certains des moyens facilitant le développement, généralement reconnus, comme la paix et la sécurité, le renforcement des institutions et la mise en place des infrastructures « peuvent être déterminants pour lever les obstacles au développement  à l’échelle nationale et régionale »
Il a demandé aux membres du Groupe d'examiner plus avant les OMD en prévision de l’examen du nouveau cadre, parce que « les enseignements tirés de la mise en œuvre des OMD constituent une bonne base pour un programme de développement encore plus efficace pour l’avenir ».
M. Lopez, qui a saisi toutes les occasions pour souligner l'importance de données fiables pour la planification du développement, depuis qu'il assume ses fonctions de Secrétaire exécutif de la CEA, en septembre dernier, a reproché aux OMD « de ne pas avoir prévu les problèmes posés par les données et  liés au suivi de leur réalisation ».
« Un certain nombre d'indicateurs (des OMD) sont simplement non suivis en raison du manque de données et de la faiblesse de la capacité institutionnelle de recueillir celles-ci et de les analyser » a dit M. Lopez, en ajoutant que cela  avait obligé des pays à utiliser des cibles et des indicateurs ajustés à leur situation et problèmes particuliers.
Il a également appelé l'attention sur les sérieuses lacunes dont souffrent les  OMD, telles que le fait d’être présentés implicitement comme constituant un programme prescrit par les Nations Unies.  Cela a donné systématiquement lieu à une faible appropriation et à un manque de responsabilisation, peu ou pas d’attention accordée à la prestation de services et à la qualité, ainsi qu'à une dépendance excessive vis-à-vis du financement accordé par les donateurs pour la réalisation de la plupart des objectifs
M. Lopez s'est adressé aux membres du Groupe de haut niveau au cours du deuxième jour de la réunion et a rappelé certains des succès des OMD, tels que la mobilisation du soutien économique et politique, la conception du dialogue politique, l'information des cadres nationaux de développement, l'orientation des partenariats mondiaux et du financement du développement.
Quelques jours plus tôt, le 31 janvier 2013, M. Emmanuel Nnadozie, Directeur de la Division du développement économique et du NEPAD de la CEA, a exposé certains des résultats des consultations régionales africaines sur le programme de développement de l'après-2015, organisées sous l’égide de la CEA, en collaboration avec la Commission de l'Union africaine (CUA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Il a révélé que les consultations s'orientaient vers un cadre de développement qui met l'accent sur la transformation structurelle économique, une éducation de qualité et une approche élargie d’un développement humain rapide.
Selon M. Nnadozie, il ressort des consultations régionales que « l'Afrique joue actuellement un rôle actif dans le façonnement du programme de développement pour l'après-2015 et œuvre  à l'élaboration d'une position unifiée sur cette question ». Une consultation continentale finale est prévue à Tunis (Tunisie) en mars de l'année en cours pour valider le document final existant qui servira de base pour la position africaine commune, laquelle sera présentée à la sixième Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement en Afrique, prévue à Abidjan (Côte d'Ivoire) en mars 2013.
Le document  en question sera examiné et adopté à la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine en mai 2013.
L'Union africaine présentera la position commune pour éclairer les débats de la 68e Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2013.
Le Groupe de personnalités de haut niveau s'est réuni à Monrovia du 30 janvier au 1er février 2013 pour proposer des recommandations indépendantes sur la configuration du cadre international de développement qui pourrait succéder aux OMD, après leur expiration en 2015.
Le Groupe est coprésidé par Mme Ellen Johnson-Sirleaf, Présidente du Libéria ; M. Susito Bambang Yudhoyono, Président de l'Indonésie ; et M. David Cameron, Premier Ministre du Royaume-Uni et comprend des dirigeants de la société civile, du secteur privé et des responsables de gouvernement.
Le Groupe s'est déjà réuni à New York et à Londres dans le cadre du mandat qui lui a été confié. Le thème général de la réunion de Monrovia était « Éléments nationaux de base pour une prospérité soutenue », l'accent étant mis en particulier sur la transformation économique.
Le Groupe tiendra sa prochaine réunion à Bali (Indonésie) en mars 2013 qui portera particulièrement sur les partenariats mondiaux et organisera d’autres réunions  en vue de présenter ses conclusions à New York en mai 2013.
En juillet 2012, le Secrétaire général Ban Ki-moon a demandé aux 27 membres du Groupe de haut niveau de donner leur avis sur le cadre mondial de développement pour l'après-2015, la date butoir pour les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Publié par :
Service de l’information et de la communication de la CEA
B.P. 3001
Addis-Abeba (Éthiopie)
Tél.: +251-11-5445098  Télécopie : +251-11-5510365
Courriel : ecainfo@uneca.org
Web : www.uneca.org

jeudi 7 mars 2013

Réduire la pauvreté est possible en trouvant ceux qui sont invisibles

Cette invitation ProgBlog fait partie de la série Wikiprogress après 2015. 




Wikiprogress et ses  partenaires l’OCDE, Paris21, Save the Children, ODI's Development Progress, le Oxford Poverty & Human Development Initiative (OPHI), UNICEF, Jeune Afrique, le Africa Report, le Rapport Européen sur le Développement, Wikigender, Wikichild et le Global  Progress Research Network (GPRNet) vous invitent à participer à une consultation en ligne :


  REDUIRE LA PAUVRETÉ EST POSSIBLE

EN TROUVANT CEUX QUI SONT INVISIBLES

DISCUSSION OUVERTE DU MERCREDI 6 MARS AU VENDREDI 15 MARS.

Le Forum Mondial sur le Développement de l'OCDE (GFD par ses sigles en anglais) aura lieu les 4-5 avril 2013, réunissant des experts reconnus et des dirigeants politiques autour de discussions centrées sur le programme de développement mondial après 2015. La communauté Wikiprogress et ses partenaires organisent une consultation en ligne ouverte à tous sur le sujet du 6 au 15 mars. Les résultats de la discussion seront présentés au GFD de l’OCDE.

Nous vous invitons à partager vos anecdotes et/ou solutions pour:

Ceux qui sont, ont été ou pourraient se trouver à l’ombre de la croissance économique
Ceux qui sont, ont été ou pourraient se trouver à l’ombre des programmes sociaux
Ceux qui sont, ont été ou pourraient se trouver à l’ombre des statistiques

Et ce que cela implique pour le bien-être des sociétés.

Nous centrerons la discussion sur les individus, les familles, les communautés et les sociétés qui ont été mis à l’écart par les inégalités sociales et économiques et nous mettrons en lumière les anecdotes des programmes à succès, des politiques et des méthodologies qui ont amélioré la vie des gens. Cette consultation en ligne est l’opportunité d’inclure un large éventail de perspectives juste avant le forum.

Nous comptons sur votre participation dans cette discussion importante et nous attendons vos commentaires!

Vous pouvez poster votre commentaire en allant dans la section “Contribute!” de la page de consultation en ligne (la page est en anglais, mais vous pouvez commenter en français). Le lien raccourci vers la page de discussion est http://bit.ly/13pzJi1 et le mot dièse pour Twitter est #OECDgfd.

Pour en savoir plus sur les questions posées et pour participer, merci de cliquer ici.

L’équipe Wikiprogress
Participation de M. le Haut Commissaire au Plan aux travaux de la deuxième conférence sur "La mesure du progrès humain", New York

M. Ahmed Lahlimi Alami
Haut Commissaire au Plan



Sur invitation du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Monsieur Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, participera aux travaux de la deuxième conférence sur "La mesure du progrès humain" qui se tiendra à New York les 4 et 5 mars 2013. Les travaux de cette conférence seront consacrés à l’examen des indices de développement humain dans le but  d’en améliorer la mesure et d’en renforcer l’opérationnalité dans les politiques de développement socio-économiques.

Lors des travaux de  cette conférence auxquels prendront part d'éminentes personnalités dont : Messieurs Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie et professeur à l'Université Columbia, Amartya Sen, prix nobel d’économie et professeur à l'Université Harvard et Jean-Paul Fitoussi, directeur de recherche à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Monsieur Lahlimi Alami présidera la session pléniaire sur le thème : "Les différentes facettes de la pauvreté ".

Participeront également à cette manifestation outre les responsables du PNUD, les représentants d'institutions régionales et internationales du monde politique, académique et de la société civile.


Africa: Closing the Gap - Meet Aims to End Extreme Poverty

By : BOAKAI FOFANA


Monrovia — When 17-year-old Sona Traore represented the Child Protection Network of Liberia at a civil society event organized in conjunction with a three-day United Nations meeting in this capital city earlier this month, she knew she was not speaking for Liberian children alone.

Lire la suite sur AllAfrica.com

Poverty and inequalities in Benin : a few teaching


By : M. Antonin S. DOSSOU, Prime Minister’s Office, Benin


1 - Methodology tools (1/4)

- Since the study of the Commission for the economic performance measures and the social progress, it have been admitted that GDP is not the adequate tool for well-being evaluation through the time.
- The actual well-being depends in fact to both economic resources as income, and non economic characteristic of the peoples’ life : what they are doing in terms of income generating and what the can do, the appreciation of their own life, their natural environment. 
- The tools to measure the material conditions, allowing to appreciate the situation of poverty and inequalities in Benin, improve within the time.


Visionner la présentation :

mercredi 6 mars 2013

Network WikiProgress Africa : to provide for knowledge sharing on measuring progress in an Africa context

By :  Raj Gautam Mitra,UNECA, African Centre for Statistics


Network Aim :
to provide for knowledge sharing on measuring progress in an Africa context.



Objective :

- Create a community in Africa around the vision of measuring the progress of societies
- Create a place in Wikiprogress where Africa specific progress data and research articles can be loaded, visualised and analysed so that good decisions about societies can be made at the local, national and international levels.
- Invite and inform all parts of the progress community in Africa, citizens and policy makers alike, to debate on progress.

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Can you measure social cohesion in South Africa?

And can you fix what you don’t measure?

By : Alan Hirsch, The Presidency, South Africa and University of Cape Town


Findings of the OECD Development Centre Global Development Report -

•Social cohesion is made up of social inclusion, social capital and social mobility
•Social cohesion supports economic growth
•Key areas of policy to support cohesion are:
–Fiscal and tax design
–Employment
–Social protection
–Civic participation
–Education
–Gender and
–Migration

Findings in terms of the OECD Global Development Report –South Africa
•South Africa is ahead of the pack in fiscal and tax design
•Social protection is relatively well developed; South Africa is one of the leaders amongst developing countries
•South Africa has positive indicators for trends of employment of women and women’s political representation
•Civic participation is good
•On education, participation is good, but quality is poor for the poor
•On employment, the market has done poorly but there are good public employment programmes
•On migration, there is a hostility towards immigrants from other parts of Africa

We will explore these indicators in more detail

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samedi 15 décembre 2012

4TH OECD WORLD FORUM PROVISIONAL KEY MESSAGES AND FUTURE DIRECTIONS

By : Martine Durand, OECD Chief Statistician
Martine Durand, OECD Chief Statistician

Strong Momentum

A large number of local, national, regional, and international initiatives

• In all countries of the world: Australia, Bhutan, China,
European Union, France, Italy, Japan, Korea, Mexico,
Morocco, United Kingdom
• At international level: OECD, UNDP, UN Regional
Commissions
• At regional and local levels
• All levels of society

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mercredi 31 octobre 2012

Intervention de M. le Haut Commissaire au Plan lors de la séance d’ouverture du 4ème forum mondial de l'OCDE en Inde, le 16 Octobre 2012

Par : Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan du Maroc

M. Ahmed Lahlimi Alami

Permettez-moi en premier lieu d’exprimer ma gratitude au Gouvernement de la République de l’Inde et mes vifs remerciements à l’OCDE pour leur invitation qui me permet, aujourd’hui,  de me retrouver dans ce grand pays dont l’humanité doit tant à la richesse de sa civilisation, à l’humanisme de sa culture et à son rôle dans la prospérité et la paix dans le monde. Je mesure le privilège qui m’échoit à cette occasion autant que la difficulté de la tâche qui m’incombe de rendre compte des travaux de la conférence africaine sur la mesure du bien-être et du progrès des sociétés.Cette conférence qui s’est tenue à Rabat du 19 au 21 avril 2012 a été, comme vous le savez, co-organsée par le Haut-commissariat au Plan et le Centre de Développement de l’OCDE en étroite collaboration avec le Partenariat statistique au service du développement à l'aube du 21e siècle (PARIS21), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Commission Economique pour l'Afrique des Nations Unies (CEA). 

La participation à cette conférence d’éminents experts et responsables économistes, statisticiens et acteurs de la société civile, de différents pays africains, a donné, comme on pouvait s’y attendre, une richesse particulière à ses débats et à ses conclusions. 



Télécharger l'intervention (version française)


Télécharger l'intervention (version anglaise)



vendredi 12 octobre 2012

Intervention de M. le Haut Commissaire au Plan : Présentation des résultats de l'enquête nationale sur le bien être réalisée en 2012


Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, Maroc

Pendant longtemps la croissance économique mesurée par le produit intérieur brut (PIB) a été l’indicateur de référence pour mesurer le niveau du progrès des sociétés. Depuis, le système de comptabilité nationale a réalisé des avancées de plus en plus profondes en termes de désagrégation des comptes et d’affinement des méthodes. Le revenu national brut, le revenu brut disponible ou encore ajusté permettent de mieux appréhender l’impact de la croissance sur le revenu des ménages et leur pouvoir d’achat. Cependant, malgré cela, ces indicateurs restent insuffisants pour rendre compte de la répartition sociale du revenu, des inégalités sociales et encore moins de la perception et du vécu de ces réalités par les ménages.
Ce décalage entre ces mesures objectives et le ressenti des populations n’a pas cessé de poser problème à une évaluation concrète des effets des politiques publiques en vue d’anticiper les crises et d’opérer les ajustements nécessaires de ces politiques. Les contestations sociétales d’envergure qui, aujourd’hui, accompagnent la crise dont le monde vit encore, et probablement pour longtemps, les prolongements, ont révélé le niveau de ce décalage. C’est ainsi qu’au sein de plusieurs instances nationales et internationales se sont développées des approches économiques et des indicateurs objectifs et subjectifs visant à mieux rendre compte de la réalité des conditions de vie de la population et de son ressenti.
Il ne me semble pas outrancier de faire ce lien entre la crise que traverse le monde depuis 2007 et l’intérêt croissant porté à ces approches et en particulier aux indicateurs du progrès social et du bien être. Rappelons, à cet égard, que le PIB comme indicateur de mesure du progrès des pays a été le produit de la grande crise des années 30 du siècle précédent dont le traitement, selon la théorie keynésienne, nécessite une stimulation de la production par une relance de la demande globale. L’indice de développement humain (IDH) a connu son audience dans le contexte de la crise de l’endettement des années 80 et des effets des ajustements structurels sur la situation sociale des pays en développement. C’est de la crise actuelle d’un système de production, de consommation et d’échanges, foncièrement inégalitaire et largement contesté qu’émerge, aujourd’hui avec une force croissante, l’exigence de mesurer le progrès des sociétés par référence à la qualité de vie et au bien-être des citoyens en complément des indicateurs classiques économiques et sociaux. La Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi réunie à Paris les 22 et 23 avril 2008, à l’initiative du Président français pour débattre des indicateurs du progrès ou encore le projet global de l’OCDE et plusieurs initiatives nationales ou internationales sont aujourd’hui quasi-unanimes à préconiser l’engagement dans cette voie. Il faut rappeler, à cet égard, que l’organisation des Nations Unies, de son côté, par la résolution 65/309 du 19 juillet 2011 « invite les états membres à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l’importance de la recherche du bonheur et du bien-être pour le développement afin d’orienter leurs politiques nationales ».

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