Wikiprogress Africa

Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles

mercredi 20 novembre 2013

eLearning Africa 2014: 9e conférence internationale sur les TIC appliquées au développement, à l'enseignement et à la formation

eLearning Africa est l’événement de réseautage majeur destiné à améliorer l’éducation et la formation africaines par le biais des TIC. Cette conférence annuelle, la plus importante en son genre, se déroule sur trois jours (du 28 au 30 mai 2014) et représente un moment incontournable pour tous ceux qui souhaitent nouer des contacts et des partenariats à la fois multinationaux et interprofessionnels tout en renforçant leurs connaissances, expertises et compétences.

eLearning Africa est hébergée en 2014 par le Ministère ougandais des TIC au Speke Resort de Kampala. Cette conférence réunira :

  •    500 experts en eLearning, décideurs de haut niveau, praticiens, chercheurs et parties prenantes.
  •    Plus de 300 intervenants ainsi que 60 sessions et ateliers parallèles abordant tous les plus grands sujets, développements et tendances de l’eLearning
  •     4 sessions plénières enrichissantes animées par des conférenciers experts de renommée mondiale.
  •    Plus de 60 exposants et sponsors présentant les meilleurs produits et services du marché.

Appel à propositions
Nous recherchons des histoires, des expériences, des recherches, des idées et des expertises qui dressent le portrait complexe et stimulant des TIC pour le développement, l'éducation et la formation en Afrique, sous le thème général suivant « Frontières Ouvertes sur l´Avenir ».

Riche en ressources et dotée d’une population jeune, l'Afrique peut, à présent, regarder l'avenir avec confiance.
À une époque où, même dans certaines des économies les plus avancées du monde, les diplômes et les qualifications ne peuvent garantir l’accès à l’emploi, comment les Africains peuvent-ils acquérir les compétences nécessaires leur permettant, non seulement de réussir sur le marché local, mais aussi de façonner et diriger le marché mondial ? Comment créer un environnement qui récompense l'entrepreneuriat et encourage l'innovation africaine ? Comment inciter les partenariats productifs entre gouvernements et secteur privé ? 

Comment peut-on faire que cette croissance soit durable et inclusive, et comment peut-on, en somme, profiter au maximum de la croissance économique d‘aujourd’hui afin de poser les fondements solides de demain ?
Les investisseurs internationaux se tournent désormais vers ce continent qui offre un grand potentiel. Aussi, l´Afrique se voit-elle confrontée au débat important sur la manière de tirer le meilleur parti de ce nouveau climat d’opportunités et de bâtir ainsi un nouveau récit.

La majorité des Africains ne pourra profiter pleinement des avantages de la croissance économique que si certains défis, encore persistants, sont relevés : il faudra, avant tout, parvenir à résoudre le problème des barrières artificielles entravant le commerce, gérer et anticiper les changements, s'assurer que l'investissement étranger respecte bien les objectifs de développement durable et enfin, s’assurer que l'éducation, le développement des compétences et le leadership soient au centre des priorités.

Vitales pour l’avenir de l’Afrique, ces interrogations seront au cœur de l’agenda d’eLearning Africa 2014.
Sous le thème global: «Frontières Ouvertes sur l´Avenir», l’événement traitera des thématiques suivantes:
  •       Les TIC et leur impact en Afrique
  •       Financer l’éducation
  •      Accroître l´extensibilité des infrastructures
  •      Échange de connaissances pour de meilleures pratiques : comment les TICs peuvent-elles approfondir les expertises dans une variété de secteurs où se côtoient développement, éducation et formation ?
  •       Formations initiale et continue des éducateurs
  •      Recherche. Méthodes, projets pilotes, données et rapports : diffuser études et solutions essentielles au progrès.
  •       TIC pour la pédagogie

La date limite de soumission est fixée au 15 janvier 2014.


Pour davantage d'informations sur cet évènement, veuillez visiter le site web ici

jeudi 14 novembre 2013

Can We Really End Poverty? A debate on the Future of Development

At the 2000 UN Millennium Summit, the largest ever gathering of world leaders pledged to work together to help the world’s poorest people. They agreed on a set of targets that became known as the Millennium Development Goals (MDGs). The deadline they set themselves to meet these was 31 December 2015.

With just over two years until the MDGs expire, how much progress has been made and what should happen next?

There have of course been successes: the world has already met the first MDG target of halving the world’s population living in extreme poverty (on less than USD 1.25 per day). But 1.2 billion people are still living in extreme poverty and vulnerability remains high. At the same time, problems in measuring poverty present barriers to effective policy making.
Progress has also been uneven – not all countries, regions, age groups, social sectors or genders have benefited equally from the advances that have been made. The truth is, the quality of life has not improved for all.

This December, the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) will launch their new report on Ending Poverty. To coincide with this, Intelligence Squared will host a panel of experts to discuss the key issues that the report raises. How should we measure poverty? What can we learn from local solutions for tackling poverty? How can the fast progress made by middle-income countries like China provide lessons for Africa? How can we be “smarter” about how we use aid flows? How do we ensure that the next set of goals will be not just about “getting to zero” poverty, but about staying there?

On 5 December, thought-leaders from the world’s leading development think tanks, the OECD, civil society and national governments will offer different perspectives on these questions, and discuss what an international development framework could look like beyond 2015.


Watch the debate live-stream from 7pm-8.30pm on 5th December.

Speakers
  • Sabina Alkire, Director at the Oxford Poverty and Human Development Initiative (OPHI), University of Oxford 
  • Jamie Drummond, Executive Director and Head of Global Strategy at ONE 
  • Homi Kharas (via Google+ Hangouts), Executive Secretary of the UN High Level Panel on the post-2015 development agenda. Senior Fellow and Deputy Director for the Global Economy and Development program at the Brookings Institution 
  • Priyanthi Fernando, Executive Director for the Centre for Poverty Analysis (CEPA) in Colombo, Sri Lanka
  •  Erik Solheim, Chair of the OECD Development Assistance Committee and Former Minister of the Environment and International Development, Norway     

mardi 22 octobre 2013

L'esclavage: une institution du passé en Afrique?

Ce blog d’Ousmane Aly DIALLO, fait partie de la série de Wikiprogress sur la Sécurité Personnelle. Il résume les principaux points du  récent Index mondial de l’esclavage de la Fondation Walk Free, avec une emphase sur l’Afrique.


L’indice mondial de l’esclavage est un nouvel indicateur développé par la Fondation australienne Walk Free. Cet index classe 160 pays du monde selon 3 facteurs : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population, la mesure du taux de mariages précoces et une mesure de l’intensité du trafic de personnes (doubles flux, entrant et sortant) des États. Le score final est pondéré afin de refléter la première dimension de l’index : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population (95%).


L’esclavage apparait souvent comme une relique du passé, une institution qui nous rappelle les raids durant les siècles précédents, le commerce transatlantique avant d’être récemment glamourisé dans les productions hollywoodiennes. Mais la réalité est là, claire et nette : près de 30 millions de gens vivent dans des conditions d’esclavage moderne, allant de la mendicité forcée à l’esclavage de classe héréditaire.
Des 10 pays du classement (ayant la plus forte prévalence de populations sous condition d’esclavage), 5 sont d’Afrique : la Mauritanie (#1), le Benin (#7), la Côte d’Ivoire (#8), la Gambie (#9) et le Gabon (#10). 16.36% des 29.8 millions de gens sous condition d’esclavage viennent d’Afrique subsaharienne, qui est l’endroit le plus probable du monde où on risque d’être réduit  dans cet état.


Le rapport définit l’esclavage comme la possession et le contrôle d’une personne de façon à la priver sensiblement de sa liberté individuelle dans l’intention de l’exploiter en l'utilisant, lui dictant sa conduite, en bénéficiant de ses aptitudes en la transfèrant contre son gré ou en l'éliminant tout simplement. Cette exploitation se fait à travers la violence ou la menace de la violence, la tromperie ou la contrainte. L’esclavage prend plusieurs formes en 2013 et peut se manifester sous plusieurs noms. Le trafic humain, le travail forcé, les conditions de travail similaires à l’esclavage (la servitude due à l’endettement, mariage forcé ou servile, la vente ou l’exploitation des enfants, y inclus dans les conflits armés), tous ces phénomènes se retrouvent dans la définition de l’Indice Mondial de l’Esclavage.

La Mauritanie a été classée première dans l’index pour ce qui est de la prévalence de l’esclavage. Une grande partie de sa population (les abid et à un degré moindre les Harratines, qui sont des populations noires avec une culture arabo-berbère)[1] est privée de ses droits humanitaires naturels. Le rapport estime qu’entre 140,000 et 160,000 mauritaniens sur une population de 3.8 millions sont en état d’esclavage. Dans  ce classement, se reflète également les forts taux de mariage précoces et de trafic de personnes. L’esclavage y est surtout sous forme domestique et traditionnelle: des adultes et des enfants sont la pleine propriété de maîtres qui exercent leur domination sur eux et sur leurs descendants.

Le Bénin est le second pays africain dans ce classement. Le travail domestique informel – mettant à contribution les enfants- est sa forme dominante, comme dans toute l’Afrique de l’Ouest. À travers le système du Vidomegon, des filles aussi jeunes que sept ans, sont engagées comme travailleuses domestiques en échange de gîte et de subsistance. Une autre institution traditionnelle, le Vudusi ou « esclavage dans les temples », des jeunes filles sont offertes en sacrifices dans les temples et forcées de prendre soin de ces lieux tout au long de leur vie, en courant le risque d’être abusé sexuellement.

Le rapport montre en outre qu’il existe un trafic de femmes et d’enfants à l’intérieur du Bénin, des zones rurales aux villes, et même au sein des pays de la sous-région comme le Togo, le Nigeria, le Ghana, ou la Côte d’Ivoire entre autres. La mise en œuvre d’un accord avec le Nigéria, soutenu par l’Organisation internationale du Travail, constitue un grand pas vers l’éradication de cette forme d’exploitation, souligne cependant le rapport.

À la 143e place, l’Ile Maurice est l’État africain où il y a le moins de populations en état d’esclavage par rapport à la population. Les estimation tournent autour de 510 à 560 pour une population de 1,291,416 habitants. L’Ile met en œuvre également d’excellentes mesures dans des domaines connexes comme la gouvernance, comme le montre le récent Indice sur la gouvernance africaine, où elle est à la première place. L’Ile Maurice mène pour ce qui est de la stabilité et de la production du droit humain et celui des travailleurs, mais est derrière l’Afrique du Sud et le Gabon pour ce qui est des politiques sur l’esclavage moderne.

Global Slavery Index 2013 by 


Les lois et la persistance de l’esclavage
La majeure partie des États africains avec un fort taux d’esclavage interne ont dans leur système judiciaire, des lois qui rendent ces pratiques illégales. L’esclavage a été reconnue officiellement  en 1980 suite aux contestations du mouvement « El Hor » (« L’Homme libe » en hassanya) et rendue illégale et criminalisée encore une fois en 2007 par le premier gouvernement de la période post-Taya. Mais les poursuites criminelles envers les contrevenants sont rares, malgré l’existence de ces lois. Depuis la mise en œuvre de la dernière loi en 2007, et malgré le nombre important d’accusations des victimes envers leurs abuseurs, seule une condamnation a eu lieu selon le rapport.
L’inexistence d’une unité de justice ayant pour but l’application des dispositions de cette loi et le manque de données étatiques solides sur cette pratique constituent les principaux obstacles à l’éradication de cette pratique.
De même, au Bénin, l’existence d’une institution visant l’éradication du travail des enfants et l’existence d’une législation criminalisant ce phénomène ont eu peu d’effet. Une des raisons de ce manque d’efficacité suggérée est que les 126 inspecteurs du travail s’intéressent seulement au secteur formel alors que l’institution du Vudusi a surtout lieu dans le secteur informel. La création d’un Office Central pour la Protection des Mineurs (OCPM) s’inscrit ainsi dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants par le gouvernement béninois. Mais le manque d’une vision à long terme qui prendrait en compte le  bien-être de ces enfants vulnérables diminue encore plus l’impact positif de ces mesures.

Des tendances  sont apparentes dans cet Indice. L’esclavage apparaît plus comme un trait culturel dans les pays où il se passe, et peut ne pas être considéré comme tel par les victimes et les coupables.

De plus, les femmes sont les plus touchées par cette institution. Elles sont disproportionnellement représentées au sein des populations en état de servitude. Une explication avancée est qu’elles sont souvent dans la sphère domestique de leurs maitres qui sont bien souvent dans des zones reculées, et difficilement atteignables par la justice de leurs états.

Sans l’accès à l’éducation et à des voies alternatives pour subvenir à leurs besoins, beaucoup parmi ces populations pensent que c’est la volonté de Dieu qu’elles soient dans l’état de servitude. En Mauritanie, comme la majeure partie de la population servile est maintenue dans cet état d’analphabétisme, ces populations ignorent souvent que selon la loi islamique, un musulman ne peut pas réduire à l’esclavage un autre musulman. Le manque d’éducation est ainsi un moyen pour perpétuer ces pratiques.

Les conflits, la pauvreté extrême, les forts taux de corruption et l’impact de l’exploitation des ressources naturelles pour approvisionner les marchés internationaux sont autant de facteurs qui augmentent les risques d’asservissement dans plusieurs pays africains.  Comme susmentionné, l’existence de lois punissant l’esclavage a eu peu d’effet sur la disparition de cette institution. Sa perpétuation est principalement due à un manque d’unité d’exécution de ces lois. La volonté politique sera ainsi déterminante pour la disparition de ces pratiques.




[1] Le terme Haratine désigne les esclaves affranchis. C'est différent de « abid qui est le terme hassanya pour désigner les esclaves mais dans le discours politique courant, la différence entre les deux termes est devenue floue. Voir cet article pour plus d’informations : http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer

vendredi 18 octobre 2013

Slavery is not a thing of the past in Africa

This blog by Ousmane Aly DIALLO, is part of Wikiprogress Series on Personal Security. It resumes the recent Global Slavery Index from an Africa-centred perspective.


The Global Slavery Index is a new initiative by the Australia-based Walk Free Foundation, which ranks 160 countries of the world according to three factors: estimated prevalence of modern slavery by population, a measure of child marriage, and a measure of human trafficking in and out of a country. The aggregate measure is weighted in order to reflect the first dimension of the index: the estimated prevalence of modern slavery by population (95% weighting).

World Map of Slavery, Source: Global Slavery Index/Walk Free Foundation
Slavery often appears as a phenomenon of the past, reminiscent of raids during the 18th century, the transatlantic trade and recently, as glamourized in Hollywood productions. But the reality is there, apparent and stark: nearly 30 million of the world populations are enslaved under different forms varying from debt bondage, forced begging to hereditary chattel slavery.
Of the 10 first countries of the ranking (which hosts the highest prevalence of slavery out of the 160 countries), 5 are in Africa: Mauritania (#1), Benin (#7), Côte d’Ivoire(#8), Gambia (#9) and Gabon (#10). 16.36% of the estimated total 29.8 million people in modern slavery are in Sub-Saharan Afric which is the likeliest place to risk enslavement in the world.

The report defines slavery  the possession and control of a person in such a way as to significantly deprive that person of his or her individual liberty, with the intent of exploiting that person through their use, management, profit, transfer or disposal. Usually this exercise will be achieved through means such as violence or threats of violence, deception and/or coercion. It takes many forms in 2013 and may be known by many names. Human trafficking, forced labour,  slavery-like situations (debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children, including in armed conflitct), all these phenomenons falls into the operational definition.


Definition of modern day slavery by the Global Slavery Index


Trafficking                                                                                       Slavery
1    Recruitment, transportation, transfer, harboring or receipt of persons.
2    By means of threat or use of force or other forms of coercion, of abduction, of fraud, of deception, of the abuse of power or of a position of vulnerability or of the giving or receiving of payments or benefits to achieve the consent of a person having control over another person (these means are not required in the case of children).
3    With the intent of exploiting that person through:
  •     Prostitution of others;
  •   Sexual exploitation;
  •   Forced labour;
  •   Slavery (or similar practices);
  •   Servitude; and
  •     Removal of organs.

(UN Trafficking Protocol, 2000)
The status or condition of a person over whom any or all of the powers attaching to the right of ownership are exercised.
Includes slavery-like practices: debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children (including in armed conflict) and descent-based slavery.
(The Slavery Convention (1926) and Supplementary Slavery Convention (1956)
Forced Labour
All work or service which is exacted from any person under the menace of any penalty and for which the said person has not offered himself voluntarily.
(ILO Forced Labour Convention, 1930 (No. 29)


Mauritania, is ranked number 1 in the Index. Slavery is prevalent in this country and a large part of its population (abid and to a lesser extent the Haratine[1], populations of black ancestry but of Moorish-Berber culture) is deprived of basic rights due to this institution. The report estimates that between 140,000 – 160,000 people are enslaved in Mauritania, a country with a population of just 3.8 million. This ranking also reflects high levels of child marriage, and to a lesser extent, human trafficking. The phenomenon takes the form of chattel slavery, meaning that adults and children in slavery are the full property of their masters who exercise total ownership over them and their descendants.
The high prevalence measured for such countries as  Mauritania reflect centuries-old patterns of enslavement, often based on colonial conflicts and injustice exacerbated by contemporary armed conflict.

Benin is the second worst performing African country. Informal domestic service- child labour in most cases- is its most prevalent form, as it is in the rest of West Africa. With the Vidomegon institution, girls as young as seven years old, are engaged as domestic workers in exchange for accommodation and subsistence. In a practice which runs parallel to the Trokosi system, Vudusi, or ‘shrine slavery’ affects young girls in Benin, who are offered as sacrifices to religious shrines, and subsequently forced to live in and care for the shrine, and often being habitually sexually abused 

The report shows also that women and children are trafficked within Benin from rural areas to the cities, and children are trafficked into countries in the region like Togo, Nigeria, Ghana, Gabon, Côte d’Ivoire, Cameroon and Guinea. But the establishment of an ILO-backed agreement between Nigeria and Benin is a positive step towards the eradication of this form of exploitation.

At the 143rd place, Mauritius was the best performing country in Africa. The estimated enslaved population revolves around 510-560 for a population of 1,291,416 habitants. The Island is also performing very well on other government issues as apparent in the recent Ibrahim Index of African Governance, where it stands as the best performing country of the continent. Mauritius leads the region in stability and the protection of human and worker rights, but is eclipsed by South Africa and Gabon in terms of the extent of policies on modern slavery.

Laws and the persistence of slavery
Most of the African countries with a high prevalence of people under slavery has in their judicial system, a set of laws that makes slavery illegal. In Mauritania, slavery was first recognized in 1980 following the emergence of the Haratine movement “El Hor” (“The Free Man” in Hassanya) and further outlawed in 2007 by the first government of the post-Taya period. But criminal prosecution rarely occurs despite the extant laws.  Since the implementation of the law in 2007, and though several victims had tried to take action against their masters, only one conviction has been handed down, according to the report. 

The lack of a special law enforcement unit and solid data on slavery are among Mauritania’s main obstacles to make these practices a negative reminiscence of the past.
Also in Benin, despite the existence of an enforcement unit against child labour and a legislature criminalizing this phenomenon, there has been little effect on this institution. 

One of the reasons suggested is that the 126 Labour inspectors investigates only on the formal sector while the Vudusi system is present only on the informal sector. The creation of the Central Office for the Protection of Minors (OCPM) is part of the government’s response to child labour but the lack of any long term plan for the care of these vulnerable children diminishes the positive reach of these measures.

Interesting trends are apparent in this Global Slavery Index. Slavery is mostly a cultural trait of these afflicted countries, and it may not be considered as such by the victims and the abusers. 

Furthermore, women are the most affected by this practice. They are disproportionately represented in this population. One explanation is that they thrive more often in the domestic sphere of their masters which are likelier to be in remote areas, far from the reach on national justice systems.

Without access to education or alternative means of subsistence, many believe that it is God’s wish for them to be slaves. In Mauritania, as most people in slavery are kept illiterate and uneducated, they are unaware of the fact that according to Islamic law, a Muslim cannot enslave a fellow Muslim. The lack of education is thus a means to perpetuate these practices. 

Conflicts, extremes of poverty, high levels of corruption, and the impact of resource exploitation to feed global markets all increase the risk of enslavement in various African countries. Child and forced marriages are still tolerated in the context of informal or ‘traditional’ legal systems in many countries.

In many African countries, there are laws punishing slavery and slavery-like conditions. The perpetuation of the practice is mainly due to the lack of enforcement by the governments. Political will will be a critical factor in the eradication of these practices



Global Slavery Index 2013 by Ryan M. Baillargeon



[1] Haratine designates the manumitted slaves. It’s different from abid which is the hassanya term to designate slaves but in the common political discourse, the difference between the two terms has become blurred. See here for more information, http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer

vendredi 27 septembre 2013

"Afrique au-delà de 2015" :Un débat à l'ONU sous la houlette du Maroc


A la veille de la réunion de haut niveau sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui aura lieu en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, un débat sur l'Afrique au-delà de 2015 s'est tenu au sein de cette instance, à l'initiative du Maroc.

Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, Maroc

Le Maroc a organisé, mardi au siège des Nations Unies à New York, un débat sur “L'Afrique au-delà de 2015: quels objectifs pour quel modèle de développement?”, avec la participation de ministres africains, de hauts responsables onusiens, des diplomates, ainsi que des personnalités représentant les institutions financières internationales et régionales.
Tenu en marge de la 68e Assemblée générale des Nations Unies et à la veille de la réunion de haut niveau sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), ce débat s'inscrit dans le cadre de la réflexion prospective menée par le Haut commissariat au plan sur “Le Maroc 2030 dans son environnement géostratégique”.
Cette réunion a abordé l'état d'avancement de la mise en œuvre des OMD en Afrique, ainsi que l'agenda de développement au-delà de 2015, à la lumière des expériences de pays africains.
Croissance vs revenu
Le haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, qui a présidé les travaux de cette rencontre, a souligné que “le Maroc partage avec ses pairs africains la volonté et l'obligation de réaliser une croissance économique forte au service d'un développement humain et d'une cohésion sociale durable”.
“Plusieurs pays de notre continent peuvent se prévaloir aujourd'hui d'avoir réussi au cours de la dernière décennie à accroître le potentiel de leur croissance et à engager des processus prometteurs d'amélioration des conditions de vie de leur population et de démocratisation de leurs institutions”, a poursuivi M. Lahlimi.
“L'Afrique qui réalise l'un des taux de croissance les plus forts du monde, a le taux de revenu par tête d'habitant parmi les plus faibles de toutes les régions à travers le monde.”
AHMED LAHLIMI ALAMI, HAUT COMMISSAIRE AU PLAN.
Pour sa part, le Maroc a anticipé l'après-2015. En dix ans, le Royaume a pu réaliser une croissance forte qui a presque doublé et a investi une moyenne de 30% de sa richesse nationale pour résorber les déficits, développer les infrastructures dans l'ensemble des régions, a expliqué M. Lahlimi.
Retard dans les OMD
Quant au ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Saad Eddine El Otmani, il a indiqué que “s'il faut se réjouir que l'Afrique ait fait des avancées importantes au niveau du développement socio-économique, le continent africain accuse toujours du retard par rapport à certains objectifs”.
M. Otmani a fait observer que le chômage des jeunes demeure un défi mondial à surmonter, en particulier au sein du continent africain où les jeunes représentent la majorité de la population.
La promotion des investissements productifs et l'amélioration de l'accès aux marchés sont des éléments essentiels à prendre en considération dans tout programme de développement pour l'après-2015, a-t-il tenu à préciser.
Et de souligner que l'agenda de développement pour l'après-2015 dépendra d'un partenariat mondial renforcé et renouvelé, en plus des moyens solides de sa mise en oeuvre, à travers notamment la définition d'objectifs mesurables et assortis de délais d'application.
Les participants à cette rencontre ont eu l'occasion d'échanger les expériences et les visions sur les rapports en Afrique entre croissance économique, progrès social et modèle de développement, dans une démarche résolument tournée vers l'avenir.
Source : aufait avec MAP

jeudi 26 septembre 2013

Afrique 2.0: Tirer parti des ressources naturelles pour la transformation économique

Le 13ème Forum Économique International sur l’Afrique aura lieu au Centre de Conférences de l’OCDE le lundi 7 octobre 2013.

Ce Forum est un des rendez-vous les plus importants en Europe. Il rassemble responsables politiques, économistes et chercheurs de l’Afrique et des pays de l’OCDE pour discuter des opportunités de la région et des enjeux auxquels est confronté le continent africain. Cette année, le Forum mettra l'accent sur les stratégies visant à promouvoir une plus grande diversification économique et un développement inclusif. Parmi les questions clés à aborder:

  • Comment les ressources naturelles peuvent-elles favoriser le développement durable à grande échelle ?
  • Quel est l'avenir des ressources énergétiques de l'Afrique ?
  • Quelles politiques peuvent accélérer l'intégration des entreprises africaines de manière efficiente dans les marchés régionaux et mondiaux et les chaînes de valeur?



Les débats bénéficieront des conclusions des Perspectives économiques de l’Afrique 2013, publié conjointement par le Centre de Développement de l'OCDE, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Parmi les participants à cette conférence, il  y'aura entre autres S.E. Macky Sall, Président du Sénégal, M. Angel Gurria, Secrétaire-Général de l'OCDE, M. Donald Kaberuka, Président de la Banque africaine de développement (BAD) et M. Carlos Lopes, Secrétaire-Exécutif de la Commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique (UNECA).

Pour plus d'informations sur l'inscription à cette conférence,  veuillez visiter cette page
Pour plus d'informations sur cette conférence, veuillez visiter le site web officiel, ici
Le programme de la conférence est disponible ici
Les documents de référence sont accessibles sur ce lien
Joignez-vous à la discussion sur les thèmes de la conférence, ici

Africa 2.0:Harnessing natural resource wealth for economic transformation

The 13th International Economic Forum on Africa will take place in the OECD Conference Centre on Monday 7 October, 2013.

This annual Forum organised by the Development Centre brings together OECD and African policy-makers with academia, civil society and private sector leaders to discuss Africa’s main challenges and opportunities. This year, the Forum will focus on strategies to promote greater economic diversification and inclusive development in the continent. Some of the key questions to be addressed are:
  • What are the necessary conditions for natural resource wealth to promote broad-based and sustainable development?
  • What does the future of Africa’s energy resources look like?
  • What policies can effectively accelerate the integration of African firms into regional and global markets and value chains?

The debates will build on the conclusions of the African Economic Outlook 2013 report, jointly produced by the OECD Development Centre, the  African Development Bank (AfDB), the UN Economic Commission for Africa (ECA) and the United Nations Development Programme (UNDP).

Among the speakers of this conference, will be H.E. Macky Sall, President of Senegal, the Secretary-General of the OECD Angel Gurría, Donald Kaberuka, President of the African Development Bank, and Carlos Lopes, Executive Secretary of the UN Economic Commission for Africa.

To register to this conference, please visit this page for more information:www.oecd.org/site/africa-forum13/registration.htm
For more information about this conference, please visit its official  website, here

For the background documents, see here
Join the discussion, here

vendredi 13 septembre 2013

Why it’s so difficult to measure progress and well-being in Africa

This article was written by Tom Murphy, International Aid and Development Blogger/Journalist.This blog is  part of the Wikiprogress Series on Subjective Well-being. 

 Gross domestic product (GDP) is the magical term often used to described the economic growth of a country.
Governments, experts and news reports point to it as a measure of progress. In development, a field often dominated by economists, GDP is all but an obligatory part of the discussion when it comes to country level progress.
The problem is many other experts say GDP is actually not very good at measuring either progress or development.
Nobel Prize winning economist Joseph Stiglitz is among the most vocal opponents of overusing GDP as a yardstick for development. He says that it does not capture equally important issues like poverty levels and inequality. The overall economies of countries can hum along for years showing solid GDP growth without meaningful change for the majority of its citizens. One need not look further than the US to see how middle class incomes have held steady over the past few decades, despite overall GDP growth and wealth accumulation at the top.
The most notable index that tries to look past GDP is the UN’s Human Development Index (HDI). Produced each year, the HDI compares countries on a series of indicators. However, when the HDI rankings are compared against GDP, it turns out that there is a very strong correlation between development and GDP, found economist Justin Wolfers (see chart below).
Human1
For all the work that goes into the Human Development Index, it just doesn’t tell you much that you wouldn’t learn from simple comparisons of G.D.P. per capita. But you do get the veneer of something broader, with a normatively loaded name for this index.
Francisco Rodriguez, the lead researcher of the report office, pushed back saying that it is more than just about numbers and rankings. It is about determining the drivers of development in given countries that can inform the targeting of interventions and support.
We care about human development not just because we want to know how to rank countries. Rankings may be a good way to compare NCAA teams or American Idol contestants, but are not necessarily the best way to think about differences in living standards across countries.
Now there are two new attempts to get past GDP. The basic premise is to measure countries to more accurately show whether or not things are really getting better for the average person. The Social Progress Index introduced at the Skoll World Forum used fifty-two indicators to measure well-being.
“First, it’s important to say that one of our most striking findings is that the GDP is not as bad as people think it is,” said Green to Humanosphere last month. “Improvements in the GDP do create the conditions that allow countries to make social progress, but it’s not a perfect fit.”
Read Tom Paulson’s report on the Social Progress Index.
20130420_woc476
Another attempt to measure well-being comes from the Boston Consulting Group (BCG) and the Tony Blair Africa Governance Initiative (AGI). The groups decided to take a closer look at well-being in Africa and compare it against GDP. Well-being includes measures like health, inequality, governance in the country and so on.
Governance stands out as one of the most important factors, finds the research. The authors say that governance is “the single largest differentiator” when it comes to improvements in well-being. The results are seen in the successes of countries like Ethiopia and Angola, two nations that show both high annual GDP growth per capita and well-being progress. This should come as little surprise given that one of the study’s co-authors is heavily invested in improving governance in Africa.
20130504_mac101
Geography plays a role too, says the study confirming the research done by Paul Collier and Michael L. Faye. Landlocked countries that lack natural resources, such as Zimbabwe, Niger and Uganda, tend to struggle for growth because of the lack of trade opportunities caused by lack of access to sea-routes and natural resources. They also confirm what is often called the resource curse. The coastal nations tended to fare better on well-being than the resource-reliant counterparts, say the authors.
There are exceptions to the rule. Ethiopia is considered a landlocked country and has little in terms of natural resources. Despite those challenges, it is one of the stars of the index. The authors cite the gains in healthcare as one of the reasons for Ethiopia’s relative success. A long-term health development strategy that began in the late 90′s helped turn around a country with a child mortality rate that was twice the global average in 2000.
35,000 community health workers were deployed to rural parts of the country to reach 85% of Ethiopians through the Health Extension Program (HEP).
So far, HEP workers have educated 9 million households. From 2005 to 2010, life expectancy at birth increased by 3.5 years, and mortality rates for children under the age of five declined 23 percent. While there is still work to be done—Ethiopian health is just now reaching the average level in Sub-Saharan Africa—the progress is remarkable.
Recommendations from the research points towards improved governance and locally driven policies.
“It is way too soon to declare victory for sub-Saharan Africa. But it is also clearly a continent that is moving in the right direction. It is no longer necessary to learn only from the developed world. There are now powerful lessons from countries within the African continent that are useful for their neighbours – and indeed leaders elsewhere in the world,” write Craig Baker of BCG and Andy Ratcliffe of AGI in the Financial Times blog

This article was originally posted, May  6th 2013, on Humanosphere, here.