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dimanche 18 octobre 2015

Le HCP reçoit le Directeur du Centre de Développement de l’OCDE et le Directeur Général de l’INSEE à l’occasion de la Journée Mondiale de la Statistique

Sur invitation de Monsieur Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, Monsieur Mario Pezzini, Directeur du Centre de Développement de l’OCDE, et Monsieur Jean Luc Tavernier, Directeur Général de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques de France (INSEE), effectuent une visite au Maroc au cours de laquelle ils interviendront, dans le cadre des travaux de la conférence scientifique internationale : « De meilleures statistiques  pour une meilleure vie », respectivement sur les thèmes « Mesure du bien être : réalisations et défis » et « Les initiatives françaises dans la mesure du progrès social » 

Ils tiendront à cette occasion des séances de travail avec le Haut Commissaire au Plan et les responsables départementaux du HCP pour faire le point sur le niveau, par ailleurs excellent, de leur coopération. 

Il est à rappeler à cet égard qu’une nouvelle convention de coopération sera signée entre le HCP et l’INSEE, et ce, au cours de cette conférence scientifique internationale. 

jeudi 7 novembre 2013

Comment va la vie? Se recentrer sur les citoyens

Ce blog de Martine Durand, Chef Statisticien et Directrice de la Direction des Statistiques de l'OCDE, fait partie du focus de Wikiprogress pour le mois de novembre sur le nouveau rapport Comment va la vie?

Mesurer le bien-être est d’autant plus important aujourd’hui, que nos économies et sociétés sont nombreuses à être frappées par la crise financière mondiale. Afin d’en comprendre les conséquences sur la vie des citoyens et de développer des stratégies visant ceux qui en ont le plus souffert, il est nécessaire de regarder bien au-delà de la production économique ou des marchés financiers.   


 La crise financière mondiale a réduit le bien-être matériel des individus 
De nombreux travailleurs ont perdu leur emploi depuis le début de la crise en 2007 et les niveaux de revenu ou de richesse de nombreux ménages ont stagné, voire baissé. Depuis le début de la crise, près de 15 millions de personnes supplémentaires sont aujourd’hui sans emploi dans la zone OCDE. Le nombre de personnes sans emploi depuis plus d’un an a atteint les 16 millions. De plus, entre 2007 et 2010, la pauvreté (relative) de revenu a augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE, notamment parmi les enfants et les jeunes. L’insécurité économique et la pression financière croissantes ont particulièrement affecté les ménages à faible revenu et les moins instruits. 

La confiance envers les institutions a baissé 
D’autres dimensions du bien-être des citoyens ont également souffert de la crise. La satisfaction à l’égard de la vie a considérablement baissé dans les pays les plus sévèrement touchés, tels que la Grèce, l’Italie et l’Espagne. Dans ces pays, les niveaux de stress et de préoccupation tels que constatés par les individus ont augmenté de manière considérable.. Le capital politique des pays a été sévèrement ébranlé : seuls 40% des citoyens de l’OCDE font confiance à leurs gouvernements nationaux – soit le niveau le plus bas depuis 2006. Dans les pays les plus touchés par la crise,  les citoyens ne sont qu’entre 1 et 3 sur 10 à faire confiance à leur gouvernement, un ratio qui a été divisé par plus de moitié depuis le début de la crise.   
De nouvelles formes de solidarité et d’engagement sont apparues 
Dans certains pays, les réponses à la crise ont dépassé la sphère politique publique et ont pris la forme d’une solidarité interpersonnelle plus importante avec des formes variées de participation civique à l’échelle des communautés locales. Malgré une plus grande difficulté à procurer de l’aide financière, un nombre croissant de personnes ont déclaré apporter leur soutien non financier aux autres et avoir offert de leur temps pour aider des personnes dans le besoin au sein de leur communauté. Les familles ont également été des sources de soutien à la fois financier et en nature. Elles ont aussi été un filet de sécurité important, par exemple pour les jeunes éprouvant des difficultés dans leur recherche d’emploi. 
Les indicateurs de bien-être offrent une nouvelle perspective pour l’élaboration de politiques 
Les indicateurs de bien-être peuvent apporter une perspective nouvelle et plus large aux décideurs politiques sur les dimensions qui comptent le plus pour les citoyens. Certaines de ces dimensions telles que l’emploi, la santé ou l’éducation sont depuis longtemps inclues dans leur programme. Mais d’autres indicateurs, mesurées à l’échelle individuelle ou  à celle des ménages, ainsi que leur distribution au sein des groupes de la population, peuvent offrir un nouvel aperçu de la qualité de vie des citoyens. Cette nouvelle édition de Comment va la vie explore en détails deux problématiques du bien-être qui peuvent apporter un nouvel éclairage pour le développement des politiques publiques : les inégalités de bien être entre les hommes et les femmes et le bien-être sur le lieu de travail.   

Les femmes et les hommes peuvent-ils tout avoir? 
Comprendre dans quelle mesure le bien-être varie au sein de la population, et pourquoi, est essentiel afin d’élaborer des politiques plus ciblées et efficaces. Malgré de larges progrès vers une plus grande égalité entre les hommes et les femmes ces dernières décennies, le genre reste un déterminant important de l’inégalité de bien-être dans de nombreux pays. Mais contrairement à l’impression que dresse un portrait uniquement économique de la situation, la question de l’égalité entre les sexes n’est pas uniquement une question de femme. Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes dans les pays de l’OCDE, par exemple, et elles sont généralement plus instruites. Cependant, les femmes déclarent un état de santé moins bon que celui des hommes ; ont de moins bonnes perspectives professionnelles ; et ont moins de connexions sur lesquelles compter lorsqu’elles cherchent un emploi. Les femmes ressentent  également plus d’émotions négatives  que les hommes. 

Le bien-être au travail: l’importance des emplois de qualité 
Pendant longtemps, les priorités politiques se sont principalement concentrées sur la création d’emplois, l’objectif étant de proposer un travail à chaque personne souhaitant travailler. Cependant, la plupart des individus passent une grande partie de leur vie au travail et ce qui se passe sur le lieu de travail est donc un élément essentiel de leur bien-être. Avoir un bon travail, ou un travail de qualité, ne se limite pas à un salaire élevé ou une carrière dynamique; il s’agit également de travailler dans un environnement propice à l’épanouissement personnel et dans lequel les employés se sentent impliqués. L’autonomie au travail et des objectifs de travail clairement définis conditionnent l’engagement des employés et influent sur leur bien-être. Des pratiques d’encadrement respectueuses ainsi que le soutien de ses collègues sont également importants. Dans ces conditions de travail, il est plus aisé de gérer la pression ainsi que d’assumer des emplois plus exigeants émotionnellement. Ces conditions favorisent également une bonne santé physique et une meilleure productivité. 
   

Se concentrer sur les priorités des citoyens, et améliorer les indicateurs existants ou en développer de nouveaux capables de mesurer le bien-être et le progrès, voici la direction à suivre pour atteindre des vies meilleures, aujourd’hui et demain. 

Cet article a d'abord été publié dans le ProgBlog (accessible ici)

mardi 22 octobre 2013

L'esclavage: une institution du passé en Afrique?

Ce blog d’Ousmane Aly DIALLO, fait partie de la série de Wikiprogress sur la Sécurité Personnelle. Il résume les principaux points du  récent Index mondial de l’esclavage de la Fondation Walk Free, avec une emphase sur l’Afrique.


L’indice mondial de l’esclavage est un nouvel indicateur développé par la Fondation australienne Walk Free. Cet index classe 160 pays du monde selon 3 facteurs : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population, la mesure du taux de mariages précoces et une mesure de l’intensité du trafic de personnes (doubles flux, entrant et sortant) des États. Le score final est pondéré afin de refléter la première dimension de l’index : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population (95%).


L’esclavage apparait souvent comme une relique du passé, une institution qui nous rappelle les raids durant les siècles précédents, le commerce transatlantique avant d’être récemment glamourisé dans les productions hollywoodiennes. Mais la réalité est là, claire et nette : près de 30 millions de gens vivent dans des conditions d’esclavage moderne, allant de la mendicité forcée à l’esclavage de classe héréditaire.
Des 10 pays du classement (ayant la plus forte prévalence de populations sous condition d’esclavage), 5 sont d’Afrique : la Mauritanie (#1), le Benin (#7), la Côte d’Ivoire (#8), la Gambie (#9) et le Gabon (#10). 16.36% des 29.8 millions de gens sous condition d’esclavage viennent d’Afrique subsaharienne, qui est l’endroit le plus probable du monde où on risque d’être réduit  dans cet état.


Le rapport définit l’esclavage comme la possession et le contrôle d’une personne de façon à la priver sensiblement de sa liberté individuelle dans l’intention de l’exploiter en l'utilisant, lui dictant sa conduite, en bénéficiant de ses aptitudes en la transfèrant contre son gré ou en l'éliminant tout simplement. Cette exploitation se fait à travers la violence ou la menace de la violence, la tromperie ou la contrainte. L’esclavage prend plusieurs formes en 2013 et peut se manifester sous plusieurs noms. Le trafic humain, le travail forcé, les conditions de travail similaires à l’esclavage (la servitude due à l’endettement, mariage forcé ou servile, la vente ou l’exploitation des enfants, y inclus dans les conflits armés), tous ces phénomènes se retrouvent dans la définition de l’Indice Mondial de l’Esclavage.

La Mauritanie a été classée première dans l’index pour ce qui est de la prévalence de l’esclavage. Une grande partie de sa population (les abid et à un degré moindre les Harratines, qui sont des populations noires avec une culture arabo-berbère)[1] est privée de ses droits humanitaires naturels. Le rapport estime qu’entre 140,000 et 160,000 mauritaniens sur une population de 3.8 millions sont en état d’esclavage. Dans  ce classement, se reflète également les forts taux de mariage précoces et de trafic de personnes. L’esclavage y est surtout sous forme domestique et traditionnelle: des adultes et des enfants sont la pleine propriété de maîtres qui exercent leur domination sur eux et sur leurs descendants.

Le Bénin est le second pays africain dans ce classement. Le travail domestique informel – mettant à contribution les enfants- est sa forme dominante, comme dans toute l’Afrique de l’Ouest. À travers le système du Vidomegon, des filles aussi jeunes que sept ans, sont engagées comme travailleuses domestiques en échange de gîte et de subsistance. Une autre institution traditionnelle, le Vudusi ou « esclavage dans les temples », des jeunes filles sont offertes en sacrifices dans les temples et forcées de prendre soin de ces lieux tout au long de leur vie, en courant le risque d’être abusé sexuellement.

Le rapport montre en outre qu’il existe un trafic de femmes et d’enfants à l’intérieur du Bénin, des zones rurales aux villes, et même au sein des pays de la sous-région comme le Togo, le Nigeria, le Ghana, ou la Côte d’Ivoire entre autres. La mise en œuvre d’un accord avec le Nigéria, soutenu par l’Organisation internationale du Travail, constitue un grand pas vers l’éradication de cette forme d’exploitation, souligne cependant le rapport.

À la 143e place, l’Ile Maurice est l’État africain où il y a le moins de populations en état d’esclavage par rapport à la population. Les estimation tournent autour de 510 à 560 pour une population de 1,291,416 habitants. L’Ile met en œuvre également d’excellentes mesures dans des domaines connexes comme la gouvernance, comme le montre le récent Indice sur la gouvernance africaine, où elle est à la première place. L’Ile Maurice mène pour ce qui est de la stabilité et de la production du droit humain et celui des travailleurs, mais est derrière l’Afrique du Sud et le Gabon pour ce qui est des politiques sur l’esclavage moderne.

Global Slavery Index 2013 by 


Les lois et la persistance de l’esclavage
La majeure partie des États africains avec un fort taux d’esclavage interne ont dans leur système judiciaire, des lois qui rendent ces pratiques illégales. L’esclavage a été reconnue officiellement  en 1980 suite aux contestations du mouvement « El Hor » (« L’Homme libe » en hassanya) et rendue illégale et criminalisée encore une fois en 2007 par le premier gouvernement de la période post-Taya. Mais les poursuites criminelles envers les contrevenants sont rares, malgré l’existence de ces lois. Depuis la mise en œuvre de la dernière loi en 2007, et malgré le nombre important d’accusations des victimes envers leurs abuseurs, seule une condamnation a eu lieu selon le rapport.
L’inexistence d’une unité de justice ayant pour but l’application des dispositions de cette loi et le manque de données étatiques solides sur cette pratique constituent les principaux obstacles à l’éradication de cette pratique.
De même, au Bénin, l’existence d’une institution visant l’éradication du travail des enfants et l’existence d’une législation criminalisant ce phénomène ont eu peu d’effet. Une des raisons de ce manque d’efficacité suggérée est que les 126 inspecteurs du travail s’intéressent seulement au secteur formel alors que l’institution du Vudusi a surtout lieu dans le secteur informel. La création d’un Office Central pour la Protection des Mineurs (OCPM) s’inscrit ainsi dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants par le gouvernement béninois. Mais le manque d’une vision à long terme qui prendrait en compte le  bien-être de ces enfants vulnérables diminue encore plus l’impact positif de ces mesures.

Des tendances  sont apparentes dans cet Indice. L’esclavage apparaît plus comme un trait culturel dans les pays où il se passe, et peut ne pas être considéré comme tel par les victimes et les coupables.

De plus, les femmes sont les plus touchées par cette institution. Elles sont disproportionnellement représentées au sein des populations en état de servitude. Une explication avancée est qu’elles sont souvent dans la sphère domestique de leurs maitres qui sont bien souvent dans des zones reculées, et difficilement atteignables par la justice de leurs états.

Sans l’accès à l’éducation et à des voies alternatives pour subvenir à leurs besoins, beaucoup parmi ces populations pensent que c’est la volonté de Dieu qu’elles soient dans l’état de servitude. En Mauritanie, comme la majeure partie de la population servile est maintenue dans cet état d’analphabétisme, ces populations ignorent souvent que selon la loi islamique, un musulman ne peut pas réduire à l’esclavage un autre musulman. Le manque d’éducation est ainsi un moyen pour perpétuer ces pratiques.

Les conflits, la pauvreté extrême, les forts taux de corruption et l’impact de l’exploitation des ressources naturelles pour approvisionner les marchés internationaux sont autant de facteurs qui augmentent les risques d’asservissement dans plusieurs pays africains.  Comme susmentionné, l’existence de lois punissant l’esclavage a eu peu d’effet sur la disparition de cette institution. Sa perpétuation est principalement due à un manque d’unité d’exécution de ces lois. La volonté politique sera ainsi déterminante pour la disparition de ces pratiques.




[1] Le terme Haratine désigne les esclaves affranchis. C'est différent de « abid qui est le terme hassanya pour désigner les esclaves mais dans le discours politique courant, la différence entre les deux termes est devenue floue. Voir cet article pour plus d’informations : http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer

vendredi 18 octobre 2013

Slavery is not a thing of the past in Africa

This blog by Ousmane Aly DIALLO, is part of Wikiprogress Series on Personal Security. It resumes the recent Global Slavery Index from an Africa-centred perspective.


The Global Slavery Index is a new initiative by the Australia-based Walk Free Foundation, which ranks 160 countries of the world according to three factors: estimated prevalence of modern slavery by population, a measure of child marriage, and a measure of human trafficking in and out of a country. The aggregate measure is weighted in order to reflect the first dimension of the index: the estimated prevalence of modern slavery by population (95% weighting).

World Map of Slavery, Source: Global Slavery Index/Walk Free Foundation
Slavery often appears as a phenomenon of the past, reminiscent of raids during the 18th century, the transatlantic trade and recently, as glamourized in Hollywood productions. But the reality is there, apparent and stark: nearly 30 million of the world populations are enslaved under different forms varying from debt bondage, forced begging to hereditary chattel slavery.
Of the 10 first countries of the ranking (which hosts the highest prevalence of slavery out of the 160 countries), 5 are in Africa: Mauritania (#1), Benin (#7), Côte d’Ivoire(#8), Gambia (#9) and Gabon (#10). 16.36% of the estimated total 29.8 million people in modern slavery are in Sub-Saharan Afric which is the likeliest place to risk enslavement in the world.

The report defines slavery  the possession and control of a person in such a way as to significantly deprive that person of his or her individual liberty, with the intent of exploiting that person through their use, management, profit, transfer or disposal. Usually this exercise will be achieved through means such as violence or threats of violence, deception and/or coercion. It takes many forms in 2013 and may be known by many names. Human trafficking, forced labour,  slavery-like situations (debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children, including in armed conflitct), all these phenomenons falls into the operational definition.


Definition of modern day slavery by the Global Slavery Index


Trafficking                                                                                       Slavery
1    Recruitment, transportation, transfer, harboring or receipt of persons.
2    By means of threat or use of force or other forms of coercion, of abduction, of fraud, of deception, of the abuse of power or of a position of vulnerability or of the giving or receiving of payments or benefits to achieve the consent of a person having control over another person (these means are not required in the case of children).
3    With the intent of exploiting that person through:
  •     Prostitution of others;
  •   Sexual exploitation;
  •   Forced labour;
  •   Slavery (or similar practices);
  •   Servitude; and
  •     Removal of organs.

(UN Trafficking Protocol, 2000)
The status or condition of a person over whom any or all of the powers attaching to the right of ownership are exercised.
Includes slavery-like practices: debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children (including in armed conflict) and descent-based slavery.
(The Slavery Convention (1926) and Supplementary Slavery Convention (1956)
Forced Labour
All work or service which is exacted from any person under the menace of any penalty and for which the said person has not offered himself voluntarily.
(ILO Forced Labour Convention, 1930 (No. 29)


Mauritania, is ranked number 1 in the Index. Slavery is prevalent in this country and a large part of its population (abid and to a lesser extent the Haratine[1], populations of black ancestry but of Moorish-Berber culture) is deprived of basic rights due to this institution. The report estimates that between 140,000 – 160,000 people are enslaved in Mauritania, a country with a population of just 3.8 million. This ranking also reflects high levels of child marriage, and to a lesser extent, human trafficking. The phenomenon takes the form of chattel slavery, meaning that adults and children in slavery are the full property of their masters who exercise total ownership over them and their descendants.
The high prevalence measured for such countries as  Mauritania reflect centuries-old patterns of enslavement, often based on colonial conflicts and injustice exacerbated by contemporary armed conflict.

Benin is the second worst performing African country. Informal domestic service- child labour in most cases- is its most prevalent form, as it is in the rest of West Africa. With the Vidomegon institution, girls as young as seven years old, are engaged as domestic workers in exchange for accommodation and subsistence. In a practice which runs parallel to the Trokosi system, Vudusi, or ‘shrine slavery’ affects young girls in Benin, who are offered as sacrifices to religious shrines, and subsequently forced to live in and care for the shrine, and often being habitually sexually abused 

The report shows also that women and children are trafficked within Benin from rural areas to the cities, and children are trafficked into countries in the region like Togo, Nigeria, Ghana, Gabon, Côte d’Ivoire, Cameroon and Guinea. But the establishment of an ILO-backed agreement between Nigeria and Benin is a positive step towards the eradication of this form of exploitation.

At the 143rd place, Mauritius was the best performing country in Africa. The estimated enslaved population revolves around 510-560 for a population of 1,291,416 habitants. The Island is also performing very well on other government issues as apparent in the recent Ibrahim Index of African Governance, where it stands as the best performing country of the continent. Mauritius leads the region in stability and the protection of human and worker rights, but is eclipsed by South Africa and Gabon in terms of the extent of policies on modern slavery.

Laws and the persistence of slavery
Most of the African countries with a high prevalence of people under slavery has in their judicial system, a set of laws that makes slavery illegal. In Mauritania, slavery was first recognized in 1980 following the emergence of the Haratine movement “El Hor” (“The Free Man” in Hassanya) and further outlawed in 2007 by the first government of the post-Taya period. But criminal prosecution rarely occurs despite the extant laws.  Since the implementation of the law in 2007, and though several victims had tried to take action against their masters, only one conviction has been handed down, according to the report. 

The lack of a special law enforcement unit and solid data on slavery are among Mauritania’s main obstacles to make these practices a negative reminiscence of the past.
Also in Benin, despite the existence of an enforcement unit against child labour and a legislature criminalizing this phenomenon, there has been little effect on this institution. 

One of the reasons suggested is that the 126 Labour inspectors investigates only on the formal sector while the Vudusi system is present only on the informal sector. The creation of the Central Office for the Protection of Minors (OCPM) is part of the government’s response to child labour but the lack of any long term plan for the care of these vulnerable children diminishes the positive reach of these measures.

Interesting trends are apparent in this Global Slavery Index. Slavery is mostly a cultural trait of these afflicted countries, and it may not be considered as such by the victims and the abusers. 

Furthermore, women are the most affected by this practice. They are disproportionately represented in this population. One explanation is that they thrive more often in the domestic sphere of their masters which are likelier to be in remote areas, far from the reach on national justice systems.

Without access to education or alternative means of subsistence, many believe that it is God’s wish for them to be slaves. In Mauritania, as most people in slavery are kept illiterate and uneducated, they are unaware of the fact that according to Islamic law, a Muslim cannot enslave a fellow Muslim. The lack of education is thus a means to perpetuate these practices. 

Conflicts, extremes of poverty, high levels of corruption, and the impact of resource exploitation to feed global markets all increase the risk of enslavement in various African countries. Child and forced marriages are still tolerated in the context of informal or ‘traditional’ legal systems in many countries.

In many African countries, there are laws punishing slavery and slavery-like conditions. The perpetuation of the practice is mainly due to the lack of enforcement by the governments. Political will will be a critical factor in the eradication of these practices



Global Slavery Index 2013 by Ryan M. Baillargeon



[1] Haratine designates the manumitted slaves. It’s different from abid which is the hassanya term to designate slaves but in the common political discourse, the difference between the two terms has become blurred. See here for more information, http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer

jeudi 3 octobre 2013

How should older people’s well-being be measured?



INVITATION


Allianz - Open Knowledge, HelpAge, Centre for Social Protection, European Network on Measuring Progress, Institute of Social and Medical Studies, Global Alliance of International Longevity Centres, International Council on Social Welfare, OECD - Employment, Labour and Social Affairs, PRO Global, Wikiprogress and World Bank invite you to participate in this online discussion from 3 - 14 October 2013, Click here to participate.
                                  

The Global AgeWatch Index  was launched by the HelpAge Network  on 1 October 2013 – the UN International Day of Older Persons. It is the first global index to rank countries according to the social and economic well-being of older people. 

The index provides a measure of 13 different indicators across four key domains of income security, health status, education and employment, as well as aspects of the enabling environment already identified by older people as being of utmost importance to them. 

Leading questions
  •  How can evidence gathering tools such as the Global AgeWatch Index be useful in fostering progress towards ensuring economic and social rights of older people around the world?
  •  What are the most important domains of well-being of older persons? What specific indicators can you suggest for each of the four domains of well-being used in constructing the Global AgeWatch Index?
  •  The Global AgeWatch framework offers a composite index, domain-specific indices in four domains of well-being of older persons, as well as a full set of individual indicators. What approach is the most effective in your view in engaging policymakers?
  •  What public policies and programmes had the most impact on the welfare of older persons? Provide specific examples.
  •  What is the best way to ensure collecting data on ageing happens in a systematic way and that this data is reflected in the national and international data sets used in the goals, targets and indicators for the post-2015 framework? What difference would this make both to development and to older people?


Here is the short link  http://bit.ly/17iDNBy and the hashtags for Twitter are #OlderPeople and #AgeingIndex.


We look forward to your participation
Twitter: @wikiprogress

Facebook: https://www.facebook.com/Wikiprogress

The Wikiprogress Team

mercredi 2 octobre 2013

Comment doit-on mesurer le bien-être des personnes âgées?



Allianz-Open Knowledge, HelpAge, le Centre for Social Protection et le réseau européen pour la mesure du progrès, le Global Alliance of International Longevity Centre, l’Institute of Social and Medical Studies, le Conseil international sur le bien-être social, OECD-Emploi, Travail et Affaires sociales, PRO Global, Wikiprogress et la Banque Mondiale vous invitent à participer à la discussion en ligne qu’ils organisent du 3 au 14 octobre 2013.


Contexte
Le lancement du Global  AgeWatch Index par le réseau HelpAge  a eu lieu ce 1er Octobre- Journée internationale des personnes âgées. C’est le premier classement des pays du monde selon le bien-être social et économique des personnes âgées.

À travers 13 indicateurs regroupés selon 4 axes (la sécurité de revenu, l’état de santé, l’éducation et l’emploi) le Global  AgeWatch Index tient compte aussi de certains aspects structurels considérés comme étant de la plus haute importance par les seniors pour mesurer leur bien-être.

Il a été développé selon des séries de données provenant du Département des Nations-Unies pour les Affaires Économiques et Sociales (DESA), la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation internationale du travail, l’UNESCO et le Gallup World Poll.

Questions d'entrée
  • Comment les outils de collecte de données comme le Global AgeWatch Index peuvent être utiles pour promouvoir un progrès garantissant les droits sociaux et économiques des personnes âgées dans le monde?
  • Quels sont les aspects les plus importants du bien-être pour les personnes âgées? Quels indicateurs  proposeriez-vous pour chacun des 4 composantes du bien-être à la base du Global AgeWatch Index?
  • Le Global Age Watch propose un index composite, basé sur 4 composantes du bien-être des personnes âgées, de même qu’une série d’indicateurs autonomes. Quelle est selon vous, la meilleure approche pour susciter des réactions positives auprès des décideurs politiques?
  • Quelles politiques publiques et programmes ont eu le plus d’impact sur le bien-être des personnes âgées? Donnez des exemples spécifiques.
  • Quel est le meilleur moyen pour s’assurer que la collecte de données sur la vieillesse se déroule de manière systématique? Comment faire pour que ces données se répercutent dans les bases de données utilisées pour établir les buts, cibles et indicateurs de l’agenda de développement de l’après-2015? Quel en serait l’impact sur le développement et sur les personnes âgées? 

Voici le lien vers la page de discussion : http://bit.ly/17iDNBy et les mot-dièses qui seront utilisés sur Twitter seront #OlderPeople et #Wellbeing

Pour plus d’informations: 
Twitter: @wikiprogress

L'Équipe Wikiprogress


vendredi 27 septembre 2013

"Afrique au-delà de 2015" :Un débat à l'ONU sous la houlette du Maroc


A la veille de la réunion de haut niveau sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui aura lieu en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, un débat sur l'Afrique au-delà de 2015 s'est tenu au sein de cette instance, à l'initiative du Maroc.

Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, Maroc

Le Maroc a organisé, mardi au siège des Nations Unies à New York, un débat sur “L'Afrique au-delà de 2015: quels objectifs pour quel modèle de développement?”, avec la participation de ministres africains, de hauts responsables onusiens, des diplomates, ainsi que des personnalités représentant les institutions financières internationales et régionales.
Tenu en marge de la 68e Assemblée générale des Nations Unies et à la veille de la réunion de haut niveau sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), ce débat s'inscrit dans le cadre de la réflexion prospective menée par le Haut commissariat au plan sur “Le Maroc 2030 dans son environnement géostratégique”.
Cette réunion a abordé l'état d'avancement de la mise en œuvre des OMD en Afrique, ainsi que l'agenda de développement au-delà de 2015, à la lumière des expériences de pays africains.
Croissance vs revenu
Le haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, qui a présidé les travaux de cette rencontre, a souligné que “le Maroc partage avec ses pairs africains la volonté et l'obligation de réaliser une croissance économique forte au service d'un développement humain et d'une cohésion sociale durable”.
“Plusieurs pays de notre continent peuvent se prévaloir aujourd'hui d'avoir réussi au cours de la dernière décennie à accroître le potentiel de leur croissance et à engager des processus prometteurs d'amélioration des conditions de vie de leur population et de démocratisation de leurs institutions”, a poursuivi M. Lahlimi.
“L'Afrique qui réalise l'un des taux de croissance les plus forts du monde, a le taux de revenu par tête d'habitant parmi les plus faibles de toutes les régions à travers le monde.”
AHMED LAHLIMI ALAMI, HAUT COMMISSAIRE AU PLAN.
Pour sa part, le Maroc a anticipé l'après-2015. En dix ans, le Royaume a pu réaliser une croissance forte qui a presque doublé et a investi une moyenne de 30% de sa richesse nationale pour résorber les déficits, développer les infrastructures dans l'ensemble des régions, a expliqué M. Lahlimi.
Retard dans les OMD
Quant au ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Saad Eddine El Otmani, il a indiqué que “s'il faut se réjouir que l'Afrique ait fait des avancées importantes au niveau du développement socio-économique, le continent africain accuse toujours du retard par rapport à certains objectifs”.
M. Otmani a fait observer que le chômage des jeunes demeure un défi mondial à surmonter, en particulier au sein du continent africain où les jeunes représentent la majorité de la population.
La promotion des investissements productifs et l'amélioration de l'accès aux marchés sont des éléments essentiels à prendre en considération dans tout programme de développement pour l'après-2015, a-t-il tenu à préciser.
Et de souligner que l'agenda de développement pour l'après-2015 dépendra d'un partenariat mondial renforcé et renouvelé, en plus des moyens solides de sa mise en oeuvre, à travers notamment la définition d'objectifs mesurables et assortis de délais d'application.
Les participants à cette rencontre ont eu l'occasion d'échanger les expériences et les visions sur les rapports en Afrique entre croissance économique, progrès social et modèle de développement, dans une démarche résolument tournée vers l'avenir.
Source : aufait avec MAP

jeudi 26 septembre 2013

Políticas Públicas para El Buen Vivir y el Bienestar


Wikiprogress América Latina, le centre de l’OCDE de Mexico City, Académica, ImaginaMexico, TelmexHub et Wikiprogress aimeraient connaitre votre position sur les «Politiques Publiques pour le bien-vivre et le bien-être en Amérique Latine ». Cette discussion en ligne sera une occasion unique pour discuter, échanger des points de vue et sur les meilleures pratiques dans ce domaine.  Nous invitons tous les participants à participer les conclusions de vos recherches et vos expériences sur les meilleures pratiques en cette matière. Le débat commencera à 09 :00, le 26 septembre jusqu’au 07 Octobre 2013 à  16 :00 (GMT). La discussion tournera autour de ces questions :


  1. Est-il nécessaire d’évaluer les indicateurs de développement social allant au-delà du PIB en Amérique latine?
  2. Si oui, quels sont les autres indicateurs qui doivent être pris en compte pour évaluer le progrès social et le bien-être des habitants?
  3. Quels en seront les impacts sur les politiques publiques, les programmes sociaux et les stratégies de développement, en Amérique latine?
  4. Y’a-t-il des exemples de politiques publiques qui mettent le bien-être et le bonheur des populations, au centre de leurs préoccupations, en Amérique latine?
Voici le lien vers la page de discussion : http://bit.ly/19vQBTK. Suivez l’évolution des débats sur Twitter par le biais des mot-dièses #Bienestar et #PoliticasPublicas


Nous vous invitons à participer, à la section « Contribuer » de la page du débat.
Participez en cliquant ici


Lectures suggérées

Pour plus d’informations, nous vous invitons à nous contacter via: 

dimanche 22 septembre 2013

Revue hebdomadaire

Bonjour à tous  et bienvenue à cette revue d’articles et de rapports sur le progrès, orientés vers l’Afrique. Parmi les faits saillants de cette semaine, il y’a:

  • Le World Happiness Report,  du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations-Unies,  qui a été publié ce 9 septembre. L’Europe du Nord a été la région la plus heureuse dans ce rapport sur le bonheur avec le Danemark et la Norvège occupant les deux premières places. L’Angola a les citoyens les plus heureux en  Afrique (61e place mondiale) et a fait les progrès les plus importants. Des 10 États les moins heureux dans le monde, 9 provenaient de l’Afrique.
  • Dr Mark Williamson, directeur de “Action for Happiness” a publié cet article sur le ProgBlog, Improving Well-Being Should Be Our Global Priority, abordant les principaux themes du rapport et la place que devrait occuper le bien-être dans l’agenda mondial.
  • Le e-learning Africa Report 2013 du gouvernement de la Namibie se base sur des enquêtes exhaustives sur l’expérience et l’opinion de professionnels de 42 pays africains. Il montre l’impact des technologies sur l’apprentissage et l’enseignement en Afrique et le plébiscite donné à l’éducation dans l’agenda de développement de l’après-2015.
  • La scolarisation peut sauver la planète. Tel est l’un des leitmotiv de l’Éducation pour tous dont les données statistiques récentes montrent l’impact de l’éducation sur différents aspects du bien-être. Ces données visuelles montrent le pouvoir transformateur de l’éducation et constituent un témoignage pour « plus d’éducation » pour l’après-2015.


Nous espérons que vous avez aimés ce survol et vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un autre tour d’actualité sur le progrès et le bien-être des sociétés.

Bien à vous, dans le progrès,

Ousmane Aly DIALLO

vendredi 13 septembre 2013

Why it’s so difficult to measure progress and well-being in Africa

This article was written by Tom Murphy, International Aid and Development Blogger/Journalist.This blog is  part of the Wikiprogress Series on Subjective Well-being. 

 Gross domestic product (GDP) is the magical term often used to described the economic growth of a country.
Governments, experts and news reports point to it as a measure of progress. In development, a field often dominated by economists, GDP is all but an obligatory part of the discussion when it comes to country level progress.
The problem is many other experts say GDP is actually not very good at measuring either progress or development.
Nobel Prize winning economist Joseph Stiglitz is among the most vocal opponents of overusing GDP as a yardstick for development. He says that it does not capture equally important issues like poverty levels and inequality. The overall economies of countries can hum along for years showing solid GDP growth without meaningful change for the majority of its citizens. One need not look further than the US to see how middle class incomes have held steady over the past few decades, despite overall GDP growth and wealth accumulation at the top.
The most notable index that tries to look past GDP is the UN’s Human Development Index (HDI). Produced each year, the HDI compares countries on a series of indicators. However, when the HDI rankings are compared against GDP, it turns out that there is a very strong correlation between development and GDP, found economist Justin Wolfers (see chart below).
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For all the work that goes into the Human Development Index, it just doesn’t tell you much that you wouldn’t learn from simple comparisons of G.D.P. per capita. But you do get the veneer of something broader, with a normatively loaded name for this index.
Francisco Rodriguez, the lead researcher of the report office, pushed back saying that it is more than just about numbers and rankings. It is about determining the drivers of development in given countries that can inform the targeting of interventions and support.
We care about human development not just because we want to know how to rank countries. Rankings may be a good way to compare NCAA teams or American Idol contestants, but are not necessarily the best way to think about differences in living standards across countries.
Now there are two new attempts to get past GDP. The basic premise is to measure countries to more accurately show whether or not things are really getting better for the average person. The Social Progress Index introduced at the Skoll World Forum used fifty-two indicators to measure well-being.
“First, it’s important to say that one of our most striking findings is that the GDP is not as bad as people think it is,” said Green to Humanosphere last month. “Improvements in the GDP do create the conditions that allow countries to make social progress, but it’s not a perfect fit.”
Read Tom Paulson’s report on the Social Progress Index.
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Another attempt to measure well-being comes from the Boston Consulting Group (BCG) and the Tony Blair Africa Governance Initiative (AGI). The groups decided to take a closer look at well-being in Africa and compare it against GDP. Well-being includes measures like health, inequality, governance in the country and so on.
Governance stands out as one of the most important factors, finds the research. The authors say that governance is “the single largest differentiator” when it comes to improvements in well-being. The results are seen in the successes of countries like Ethiopia and Angola, two nations that show both high annual GDP growth per capita and well-being progress. This should come as little surprise given that one of the study’s co-authors is heavily invested in improving governance in Africa.
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Geography plays a role too, says the study confirming the research done by Paul Collier and Michael L. Faye. Landlocked countries that lack natural resources, such as Zimbabwe, Niger and Uganda, tend to struggle for growth because of the lack of trade opportunities caused by lack of access to sea-routes and natural resources. They also confirm what is often called the resource curse. The coastal nations tended to fare better on well-being than the resource-reliant counterparts, say the authors.
There are exceptions to the rule. Ethiopia is considered a landlocked country and has little in terms of natural resources. Despite those challenges, it is one of the stars of the index. The authors cite the gains in healthcare as one of the reasons for Ethiopia’s relative success. A long-term health development strategy that began in the late 90′s helped turn around a country with a child mortality rate that was twice the global average in 2000.
35,000 community health workers were deployed to rural parts of the country to reach 85% of Ethiopians through the Health Extension Program (HEP).
So far, HEP workers have educated 9 million households. From 2005 to 2010, life expectancy at birth increased by 3.5 years, and mortality rates for children under the age of five declined 23 percent. While there is still work to be done—Ethiopian health is just now reaching the average level in Sub-Saharan Africa—the progress is remarkable.
Recommendations from the research points towards improved governance and locally driven policies.
“It is way too soon to declare victory for sub-Saharan Africa. But it is also clearly a continent that is moving in the right direction. It is no longer necessary to learn only from the developed world. There are now powerful lessons from countries within the African continent that are useful for their neighbours – and indeed leaders elsewhere in the world,” write Craig Baker of BCG and Andy Ratcliffe of AGI in the Financial Times blog

This article was originally posted, May  6th 2013, on Humanosphere, here.