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mardi 3 décembre 2013

Du microcrédit à la microassurance santé pour rompre le cercle de la pauvreté en Afrique

Cet article de Yamila Castro,experte en communications, fait partie de la série  de Wikiprogress sur la Santé.

Une protection santé à 1€ par mois pour toute la famille ? Non ce n’est pas un rêve mais bien le nouveau système de microassurance maladie que PlaNet Finance est en train de mettre en place en Afrique.

Jacques Attali, président du groupe spécialiste de la microfinance, a présenté deux projets pilotes au Bénin et à Madagascar, lors du Sommet Mondial de la Santé qui s’est récemment tenu à Berlin.

Au royaume du micro, le principe est simple : les clients des institutions de microfinance (IMF), souvent des microentrepreneurs, font des microcrédits pour financer des activités génératrices des revenus et sortir de la pauvreté. Une fois les projets en marche, ils remboursent les IMF, le système fonctionne. Mais que se passe-t-il si l’emprunteur tombe malade, ne peut plus travailler ni rembourser son crédit ?

Dans les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique, l’accès aux soins est un vrai casse-tête. Manque d’infrastructures, de médicaments et surtout de moyens. Selon Jacques Attali, avec des systèmes de santé et d’assurance maladie très précaires, voire inexistants, « un foyer peut devoir investir jusqu’à 50% de son revenu quand l’un de ses membres tombe malade », c’est qui veut dire retour à la casse départ de la pauvreté et mise en danger du système de la microfinance.

Rompre le cercle de la pauvreté en Afrique

Pour rompre ce cercle vicieux, PlaNet Finance s’est donc associé au géant de l’industrie pharmaceutique, Sanofi pour fournir une couverture santé aux clients des IMF et à leurs familles, avec un taux de prise en charge des soins de 70%.

Au Benin les microentrepreneurs souscrivent  à cette mini-sécu pour 1€ par mois, par personne, sur une base volontaire, via une association gérée par trois IMF. En mai 2013, 3259 clients des IMF et leurs familles, 3848 personnes au total, bénéficiaient du régime de la microassurance santé.  « Un des challenges de l’opération consiste à vérifier la qualité des services proposés par les centres de santé partenaires et à combler les lacunes du système », affirme Robert Sebbag, vice-président de Sanofi.

A Madagascar le système est obligatoire et coûte 9€ par famille, pour tous les clients qui empruntent une somme égale ou supérieure à 350€. Un an seulement après son lancement, près de 2000 personnes ont souscrit à l’assurance à Antanarivo et PlaNet finance espère couvrir 30000 personnes dans tout le pays d’ici 2016. Un deuxième type d’assurance maladie, pour les producteurs de vanille, a été mis en place, avec prise en charge partielle par l’employeur, la multinationale allemande Symrise. Un système qui s’avère très pratique dans les zones rurales, avec l’avantage non négligeable de fidéliser les agriculteurs et renforcer les liens avec leur employeur.

Conflit d’intérêts?


Un laboratoire pharmaceutique qui finance l’accès à la santé ? A ceux qui se demandent s’il y a conflit d’intérêts pour Sanofi, Robert Sebbag répond par un non catégorique, «rendre les soins et les médicaments accessibles à tous est une cause d’intérêt commun». Jacques Attali quant à lui affirme «l’accès à la santé en Afrique est un procès très long et ce devrait un sujet de haute priorité pour nous tous». 

Vous pouvez visiter le site web de Yamila Castro en cliquant sur ce lien

jeudi 12 septembre 2013

Charge de la Morbidité en Afrique, des données pour orienter les politiques de santé


Ce post, rédigé par Ousmane Aly DIALLO de Wikiprogress Africa. Il fait partie de la série de Wikiprogress sur la Santé

La publication de la Charge Mondiale de la Morbidité par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), l’Université de Washington et le Réseau sur le développement humain de la Banque Mondiale permet de faire l’état des lieux de la santé des populations en Afrique (subsaharienne ainsi que dans le Nord du continent). La Charge mondiale de la morbidité » (GBD) est un projet scientifique englobant de quantification de l'étendue relative de la perte de santé en raison de maladies, blessures et facteurs de risques par âge, sexe et géographie à des moments spécifiques dans le temps.  Combien de gens meurent de maladies dans le monde? De Blessures? Quels sont les facteurs à risques selon l’âge, le sexe et le temps? Ces questions et bien d’autres sont à la base des 7 rapports sur la charge de la morbidité mondiale de 2010, subséquemment diffusés dans le Lancet (13 décembre 2012).


État de la morbidité infantile en Afrique
D’importants progrès ont été constatés dans la santé des citoyens au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Durant les 20 dernières années, entre 1990 et 2010, les morts prématurées ont ainsi fortement diminué ainsi que les infirmités causées par les maladies transmissibles, celles dûes à une nutrition inadéquate à l’exception de la septicémie néonatale.

Malgré ces avancées, les maladies infantiles constituent toujours un fardeau significatif dans certains États à revenu moyen inférieur de la région comme le Djibouti.  Ces avancées nse sont également manifesté dans les pays du sud du Sahara même si des défis restent à  être surmontés. La mortalité des maladies diarrhéiques et les infections des voies respiratoires comme la pneumonie ont baissé mais ces maladies constituent toujours l’une des principales causes de décès chez les moins de 5 ans (surtout dans les pays à faible revenu comme le Niger et la Sierra-Leone), alors que dans les  États développés, leur taux de morbidité est presque nul.

Même si des progrès ont été faits pour ce qui est de l’insuffisance pondérale chez les enfants et les pratiques sous-optimales d’allaitement maternel, et les carences en vitamines (morbidité est passée de 50% à 30% entre 1990 et 2010), ces facteurs restent parmi les trois facteurs principaux contribuant à la perte de santé dans toute la région, particulièrement dans les pays à faible revenu.


Nutrition et morbidité

Entre 1990 et 2010, la charge de la morbidité de nombres de maladies non-transmissibles s’est alourdie : c’est le cas des maladies cardiaques ischémiques, les désordres mentaux tels que la dépression et l’anxiété ainsi que de le diabète ou encore la cirrhose. On note une tendance de rapprochement avec la morbidité dans les maladies des États développés selon le rapport, qui souligne la trajectoire divergente de l’Afrique du Nord par rapport aux pays d'Afrique subsaharienne.

Le manque de sport et d’activité se reflète ainsi dans les problèmes de santé auxquels font face les citoyens de la MENA. La pression artérielle et l’obésité figuraient parmi les causes prématurées de mort dans cette région pour les adultes alors que l’anémie et l’allaitement sub-optimal était parmi les causes de la mortalité infantile au Djibouti. Le contraste entre ces deux maladies, entre ces deux catégories d’âge montre encore une fois l’importance d’une bonne alimentation dans le bien-être des individus, thème mis en valeur lors de la dernière journée mondiale de la santé. 

Ce paradoxe de la nutrition est de même fortement présent en Afrique subsaharienne comme le montre cette étude. Au sud du Sahara, les déficits alimentaires, particulièrement l'anémie ferriprive, représentaient en 2010 presque le double des pertes de santé qu’au niveau mondial. Cette tendance dépendait principalement des pays à faible revenu et n'était pas observée dans les pays à revenu intermédiaire supérieur de la région comme la République de Maurice et les Seychelles.


Comparaison des performances et orientation des politiques de santé

L’Afrique subsaharienne a connu des avancées importantes en termes de réduction de la mortalité et de prolongation de la longévité depuis 1970. Cependant au Mozambique, la mortalité chez les femmes âgées de 25 à 29 ans s’est sensiblement accrue.

Le pourcentage d'années de vie en bonne santé perdues en raison de l'incapacité était plus élevé en 2010 qu'en 1990.  L’incapacité était principalement due au VIH/SIDA et au paludisme.

Présenter l’état des lieux de la morbidité en Afrique de manière aussi détaillée a été l’une des principales contributions de ce rapport. Les données étaient extraites d’échantillons de systèmes d’inscription aux services de santé, aux recensements et aux enquêtes auprès de ménages. Le rapport urge les États africains à synchroniser leurs systèmes médicaux avec les besoins en santé de leurs populations.

La plupart des pays subsahariens ont fait des progrès remarquables dans la réduction de la mortalité infantile entre 1990 et 2010. Le succès de la lutte contre le paludisme a contribué à cette réduction des décès chez l'enfant. Enfin, alors que l'impact dévastateur du VIH/SIDA semble diminuer, il faut encore faire face à de nombreux défis dans la lutte contre cette maladie. Les mises à jour ultérieures de l'étude sur la charge de la morbidité en Afrique suivront de près les développements de la santé dans cette région et ailleurs.

La Charge mondiale de la morbidité permet aux pays de la région de comparer leurs résultats afin d’identifier les bonnes pratiques et d’améliorer certains aspects qui leurs sont spécifiques. Les analyses comparatives permettent de classer les taux de mortalité précoce par rapport à la moyenne régionale et de mettre en lumière les meilleurs et les moins performants en termes de facteurs de mortalité précoce.


Parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et de la tranche supérieure (non représentés ici), les petits Ėtats insulaires comme le Cap‐Vert, São Tomé‐et‐Príncipe et les Seychelles ont été globalement les plus performants.


Le Kenya, la Mauritanie et le Rwanda ont été les plus performants parmi les pays à faible revenu tandis que le Burkina Faso, le Mali et le Mozambique affichent des taux de mortalité précoce due au paludisme nettement plus élevés que ceux de leur sous-région

vendredi 16 août 2013

World Health Report, an African View of the Post 2015 and Ground Level Panels

Hello everyone and welcome to this week in review. Among this week’s highlights:



  •  The 2013 Global Food Security Index by the Economist Intelligence Unit, the 2013 Global Food Security Index shows that Sub-Saharan African nations made progress this past year, with the top three most improved Sub-Saharan countries - Ethiopia, Botswana and Niger - rising an average of eight places in the index. Improvements were attributed to greater food availability and income growth. Of the 10 countries whose scores improved the most, five were in Sub-Saharan Africa, including two of the top three.

  • The Service Delivery Indicators Initiative: Monitoring Health and Education performances in Africa. This blog addresses the main contribution of the recently launched Service Delivery Indicators in the monitoring of health and education policies in Africa and its potential impact of governance and transparency through the collection, management and availability of data in these two sectors. The video below shows how healthcare provision is improved in three Nigerian states 




  • The 2013 World Health Report was published this August 15th by the World Health Organization. The World Health Report: Research for Universal Health Coverage focuses on the importance of research in advancing progress towards universal health coverage. In addition, it identifies the benefits of increased investment in health research by low- and middle-income countries using case studies from around the world, and proposes ways to further strengthen this type of research.

We hope you enjoyed this review. Stay tuned the same time next week for another riveting read on the week that was.

Yours in progress,

lundi 5 août 2013

Service Delivery Indicators: Promouvoir l'efficacité en éducation et en santé

Ce blog, écrit par Ousmane Aly Diallo, fait partie du focus de Wikiprogress sur son réseau africain

Après des phases pilotes en Tanzanie et au Sénégal en 2010, la Banque Mondiale en partenariat avec la Banque Africaine de développement, le consortium de recherche économique africain, le  Kenya Institute for Public Policy Research and Analysis (KIPPRA) a lancé les  Service Delivery Initiative (SDI), ce 12 juillet. Cet index vise à déterminer l’état de la performance en santé et en éducation du Kenya et de voir à quel point les dépenses dans ces domaines se reflètent dans le développement humain des populations.

Un meilleur suivi des politiques avec des données fiables
Le manque de données fiables et la faiblesse  statistique ont été longtemps un problème pour établir avec précision les progrès dans le bien-être ainsi que l'impact des politiques gouvernementales dans plusieurs pays africains (lire la suite). Il en est de même pour les organisations internationales (voir les Stratégies Nationales de Développement de la Statistique de Paris21 comme un exemple de renforcement des capacités statistiques dans les pays en développement). Le SDI est destiné à aider les gouvernements à déterminer ce qui fonctionne bien dans leurs systèmes de santé et d'éducation national et, le cas échéant, les réajustements à faire et ce qui doit être repensé complètement et cela, par le biais  de sondages visant les professionnels de la santé et de l’éducation dans les pays-cibles.
Trois variables principales sont présentes dans les questionnaires thèses:
• Les compétences des professionnels de la santé et de l’éducation (Que savent-ils?);
• Leur investissement dans leur travail (Que font-ils?), Et
• La qualité de leur environnement de travail (Avec quoi travaillent-ils?)



Au Kenya, près de 5000 professionnels de la santé et de l'éducation dans 600 établissements ont été interrogés lors de la première enquête intégrale sur la qualité de l’éducation et de la santé SDI (voir ici). Les résultats montrent que les enseignants des écoles publiques et privées ont la même probabilité de travailler, mais ceux du secteur public restent moins de temsps en classe, pour dispenser leur enseignement (à hauteur de 50% de moins). Ceci est principalement dû au système scolaire public ayant 20 jours d'enseignement de moins par trimestre.
En outre, seulement 35% des enseignants ont montré une maîtrise de leurs sujets. Dans un contexte  de campagne pour l'éducation de base et la réalisation de la parité entre filles / garçons dans l'enseignement primaire, le faible taux montre qu’il y’a toujours des défis à relever dans ce domaine. Renforcer les compétences et la maîtrise des enseignants apparaît ainsi comme un élément aussi important que l’éducation des enfants.
Dans le secteur de la santé, plus de 29% des prestataires de santé étaient absents, et 80% de ces absences ont été signalées et sanctionnées. En outre, seulement 58% des prestataires de santé publics pouvaient diagnostiquer 4 maladies courantes sur 5 telles que la diarrhée avec déshydratation ou le paludisme avec anémie. En outre, les prestataires de santé ont utilisé moins de la moitié des procédures de traitement appropriées pour gérer les complications maternelles et néonatales. De même la disponibilité des médicaments pour les mères reste un défi (ici). Ce dernier résultat est particulièrement révélateur, car la santé maternelle est l'un des principaux enjeux en Afrique. Par conséquent, on est plus proches de le surmonter en identifiant où les principales défaillances se trouvent. Disposer de ces données à ce niveau de détail est l'une des principales contributions de cette initiative.

Développement humain et dépenses publiques.


“We cannot manage what we cannot measure. We count what we value”. Le soubassement des Service Delivery Indicators peut-être retracé à cette phrase. Bien qu'une partie importante de leur budget soit consacrée à l'éducation et la santé, les dépenses de nombre d’États africains n’ont pas toujours été en adéquation avec les demandes de leurs populations. La Banque mondiale estime que les gouvernements des pays en développement consacrent, en moyenne, un tiers de leurs budgets à l'éducation et à la santé (lire la suite). Dans un contexte de ralentissement économique et de demande croissante de transparence, évaluer les conditions des systèmes de santé et d’éducation, les compétences du personnel enseignant et de santé, dans quelle mesure ils sont équipés et comment ils peuvent être aidés est une étape vers le bien-être social des populations. Les écoles et les établissements de santé sont mal équipés en termes d'infrastructures (en particulier dans les zones rurales) et les compétences sont souvent en-deçà de la moyenne. En outre, dans les domaines de l'éducation et de la santé, vu les ressources investies et sa faible traduction en termes de développement humain, on ne peut que considérer le verre à moitié vide (voir la page 9 de ce document).

Le SDI est destiné à discerner les  causes de cet écart, de déterminer comment rendre les praticiens de la santé et des prestataires de services éducatifs plus performants, et d'établir des mesures correctives structurelles si le besoin s’impose.

Service Delivery Indicators et Open Data
L'une des principales contributions de cette initiative est la provision de données précises concernant la qualité des services d'éducation et de santé à la fois aux décideurs et aux citoyens. En outre, puisqu'il s'agit d'une initiative panafricaine, il contribuera à améliorer la qualité de ces services grâce à des comparaisons et de tirer parti de ce qui a été fait dans les pays où les performances sont meilleures. La standardisation des indicateurs permettant des comparaisons entre les États et les entités sous-nationales. Les régions où les performances sont faibles ayant de même de meilleures chances de voir la qualité des services en cours d'amélioration avec les Service Delivery Indicators.
Étant donné que les enquêtes sont destinées à être refait sur une base biennale, les progrès dans ce domaine peuvent être facilement vu et contrôlé.



La transparence des dépenses publiques et la responsabilisation des gouvernements envers leurs citoyens sont susceptibles d'être deux des externalités de cette initiative. La Banque africaine de développement a récemment lancé sa plate-forme Open Data pour l'Afrique, qui fournit des données utiles sur le bien-être et le développement des questions pour les 54 pays africains, tout en donnant la flexibilité et un levier pour l'utilisateur. Ces deux initiatives donnent une meilleure vue de ce qui doit être fait par les décideurs politiques et les citoyens, ainsi que par les ONG et les organisations internationales. Ce qui compte pour les citoyens et les moyens de favoriser leur bien-être sera encore plus évident avec cette initiative.



vendredi 26 juillet 2013

WIR Africa: land grabs; FGM/C; MDG Report; tropical disease

This Week-in-Review is part of the Wikiprogress Series on Networks, highlighting Wikiprogress Africa.

Hello everyone and welcome to another Africa-themed review of progress articles, reports and initiatives.
Among this week’s highlights:


  • Securing Africa's Land for Shared Prosperity. This World Bank publication on land administration and reform in Sub-Saharan Africa provides simple practical steps to turn the hugely controversial subject of "land grabs” into a development opportunity. Poor land governance perpetuates and traps people into poverty, according to the report, which stipulates a ten point program to scale up policy reforms and investments in a way mutually beneficial to land owners and investors.

  • Female Genital Mutilation/Cutting: A statistical overview and exploration of the dynamics of change by UNICEF shows that female genital mutilation/cutting is a declining phenomenon globally. Teenage girls are less likely to have been cut than older women in more than half of the 29 countries in Africa and the Middle East where it is concentrated. The paper identifies intriguing trends in who is performing the cutting, the severity of it and people’s attitudes toward it. Extracting data from the report, the Guardian produced aninteractive map of female genital mutilation/cutting, showing where in the world it is most prevalent and what the main variations are between countries. 
See video below on FGM/C in the Côte d'Ivoire.




  • Why neglected tropical diseases matter in reducing poverty. This working paper of the Overseas Development Institute aims to establish the links between neglected tropical diseases and poverty rates. The paper defines what Non-Tropical Diseases (NTDs) are and how they are treated, explores why they are important for progress in health and broader well-being, using the MDG framework as a structure for analysis, and reveals some of the factors that they see as critical to controlling and eventually eliminating NTDs before discussing some of the challenges going forward.
Romina Rodrigue Pose, one of the authors, highlights the main points of the report in this blog post and shares her personal experience of the field research through this slideshow (below).



Created with Admarket's flickrSLiDR.

Created with Admarket's flickrSLiDR.
  • The Skoll World Forum asked a handful of speakers their reflections about the timely issues in international development and how they can be addressed. Among them, Mthuli Ncube, Chief Economist of the AfDB, states in this post how governance and country ownership are important for development progress. He argues that there is consensus that good governance should build on effective states, mobilising civil society and efficient private sectors – three factors which are critical for sustained development.

  • How Africa's natural resources can lift millions out of poverty. In this article, Caroline Kende-Robb, Executive Director of the Africa Progress Panel report, bases her points on the recently released Africa Progress Report 2013: Equity in Extractives. She states that natural resources can lift millions of African out of poverty through transparency in the concession deals, tackling tax avoidance and evasion, and inclusion of citizens in the decision-making process. The revenues of these natural resources when spent on education, health and job-creating policies can sensibly improve the quality of life of individuals, as was the case with Botswana, which passed from a poor to stable, democratic and upper middle-income country in 40 years.

We hope you enjoyed this review. Stay tuned the same time next week for another riveting read on the week that was.

Yours in progress,

The unknown people battling the world’s neglected diseases

To accompany this blog, the author has prepared a slide show on Flickr of images from her field research in Sierra Leone.

For the world’s poorest, difficult living conditions are often compounded by the prevalence of a threat to their health that for many years barely appeared on the global health agenda – a group of ailments known as neglected tropical diseases (NTDs). Ninety per cent of the NTD burden can be explained by five diseases: Onchocerciasis, also known as river blindness(causing terrible itching and lesions on the eye), Schistosomiasis or bilharzia (causing extensive organ damage), Lymphatic Filariasis, also known as elephantiasis (causing damage to the lymphatic system and painful enlargement of body parts), Soil Transmitted Helminths (causing diarrhoea, abdominal pain, chronic intestinal blood loss and anaemia) and Trachoma (the world's leading cause of preventable blindness).


Created with Admarket's flickrSLiDR.

I first came across NTDs while conducting research for the health dimension of the Development Progressproject. I’ve been working on development - and particularly on health - for some time now, so it was quite a surprise to me that I had never heard of them before (I remember thinking: ‘well, indeed they are neglected!’). As part of the project, I had the opportunity to travel to Sierra Leone to conduct field research and see first-hand how NTDs are being addressed.

Sierra Leone was chosen because of the progress it has made in recent years in tackling NTDs. For instance, in 2005, elephantiasis was found endemic in all 14 health districts in Sierra Leone; by 2011, only one district remained endemic. In the case of river blindness, therapeutic coverage has consistently been over 70% since 2006, with the programme’s geographical coverage consistently reaching 100% since 2007, translating into an overall reduction in prevalence of 60.3% between 2007 and 2009.

By far the most striking aspect of the field research was meeting those on the frontline of the fight against NTDs. Known as Community Drug Distributors (CDDs), they are the most humble people you could meet, with scarce resources and no monetary incentives to do their job. Selected by their own communities, once a year they have the responsibility of distributing drugs to fight NTDs, with each CDD covering their catchment area over a period of three months.

Why has this experience of meeting the CDDs had such an impact on me? After all, community involvement is a well-known strategy to implement programmes in a resource-constrained setting. Well, in the case of NTDs, we are talking about a vastly different scale to normal – the strategy implemented through the CDDs is known as ‘mass drug administration’ (MDA). For an MDA campaign to be successful it must reach every corner of the country where NTDs are endemic (in Sierra Leone, this is the entire country) and at least 70%-80% of the people living in those areas. This is because most of these diseases, whilst transmitted by vectors, only develop in a human host. It is therefore necessary to reduce their prevalence in the community to a sufficient level that allows for the gradual interruption of disease transmission. Without meeting this target, all efforts will be in vain.



While on the ground in Sierra Leone, travelling through the countryside by 4x4 under a burning hot sun, I couldn’t help but feel admiration for the CDDs, who undertake similar and often even more remote journeys but on foot. During focus group discussions, they told us how they sometimes walk for four hours to reach the farthest and most remote settlements; once there, they still need to convince community members to take these vital drugs. Sometimes they must cross rivers, or walk in the rain (and I mean serious rain!) to cover their assigned catchment area, and all without what we in wealthier countries might consider the necessary outdoor wear.
Perhaps not surprisingly, when you talk with the CDDs, you hear a lot of complaints - that the job is very hard, that they need incentives and support beyond just their free CDD t-shirts and that they are sometimes not received kindly by those they are there to treat, particularly in the early days of a campaign. As I listened to all their troubles, I kept coming back to the question: ‘Why are you still doing this?’

The reason is a sense of community - the manner in which the NTD control programme is implemented empowers CDDs with an important role to play within their communities, despite the lack of financial reward. The CDDs are clear and straight forward when answering this point: they are doing this to help their communities, because they themselves have seen how the distribution of medicines has reduced the harm caused by NTDs amongst their peers. One told us: ‘I was sick with worms in the past and then I took the drugs and they relieved me, so I want to pass on the message and contribute’.

Their commitment is paying off. A key development actor told us how in the past he would go to certain towns and the majority of the people had lost their sight due to river blindness. Returning to those places after years had passed and after the work of the CDDs had begun, he could see the change in plain sight: far fewer people were blind.

Throughout our fieldwork, people gave testimony to the work of the CDDs, such as one woman who said: 'I was reluctant to take the medicine. We were suspicious but the CDDs explained to us why it was important. After taking the medicine, my itching stopped and I could see much better'. Thanks to their early efforts in reaching out to their peers, initial reluctance to take the drugs has faded and nowadays people start asking for the drugs even before the distribution campaigns start. 

CDDs are one, but a seemingly essential, part of this story of progress. The fight against NTDs is a collective effort, comprising many actors, from the World Health Organisation setting international guidelines and the support of a range of international partners, to Ministries of Health developing these guidelines into strategies for local implementation, non-state actors such as NGOs providing technical assistance and pharmaceutical companies donating the drugs themselves to fight the diseases on the ground. However, all these efforts would be doomed to fail without those at the sharp end of the fight, walking throughout their communities to distribute the drugs and convince their peers of the positive impact they can have in their lives.

View a slide show on Flickr of images from Romina’s field research in Sierra Leone

This blog by Romina Rodriguez Pose of the Overseas Development Institute (ODI) contributes to the Wikiprogress Series on Health. It originally appeared on the ODI's Development Progress blog. 


jeudi 25 juillet 2013

Why neglected tropical diseases matter in reducing poverty

This working paper of the Overseas Development Institute aims to establish the links between neglected tropical diseases and poverty rates. While neglected tropical diseases (NTDs) have been recognised for centuries – indeed as ‘biblical plagues’ – NTDs have, as the name implies, remained below the radar of most international and national policy-makers. In this working paper, Fiona Samuels and Romina Rodríguez Pose explore how NTDs constitute a critical area for improving health-care outcomes more broadly. They outline what NTDs are and how they are treated, explore why they are important for progress in health and broader well-being, using the MDG framework as a structure for analysis, and reveal some of the factors that they see as critical to controlling and eventually eliminating NTDs, before discussing some of the challenges going forward.


Neglected tropical diseases (NTDs) have a direct impact on the achievement of the Millennium Development Goals (MDGs). Without addressing these diseases, the broader aim of poverty alleviation is unlikely to be achieved. Straightforward and highly cost-effective strategies are available to control and eventually eradicate or eliminate NTDs. Success in controlling, eliminating or eradicating NTDs depends on partnerships between multiple constituencies that enable countries to adapt international guidelines to local contexts, integrate NTD programmes into health systems and engage communities in implementation.

The report is downloadable here

Ousmane Aly DIALLO

vendredi 26 avril 2013

Journée Mondiale contre le Paludisme


Ce 25 Avril est célébré comme à chaque année, la journée mondiale contre le paludisme, où le monde fait le point sur la lutte contre le paludisme et ébauche les plans futurs pour éradiquer cette maladie. Des progrès notables ont été faits dans la lutte contre cette maladie au cours des 15 dernières années, particulièrement en Afrique. En effet dans ce continent,  les décès dus au paludisme ont diminué d'un tiers au cours des 10 dernières années. Dans le reste du monde, 35 des 53 pays affectés par la malaria ont réduit l'incidence de cette maladie de 50% au cours de la même période. De même,  les taux de mortalité globaux chez les enfant ont baissé d'environ 20% dans les États où les moyens ont été mis pour endiguer ce fléau.

Même si des progrès substantifs ont été faits, ceux-ci demeurent fragiles cependant. "Selon l’OMS, le financement mondial de la prévention et de la lutte antipaludiques s’est stabilisé et la distribution de certains produits salvateurs a ralenti. Un écart  de 3,6 milliards par an  menace de ralentir les progrès, notamment en Afrique où les pays les plus touchés par le paludisme doivent faire face à de sérieuses lacunes financière" d'aprés cet article.

Un nouvel élan s'impose pour éliminer définitivement le paludisme et c'est dans cette optique que la  campagne du partenariat Roll Back Malaria, “ Investir dans l'avenir: vaincre le paludisme» se donne pour ambition de renforcer la volonté politique des gouvernants et à générer le financement nécessaire pour continuer à sauver des vies dans les pays endémiques.

Pour en savoir plus, cliquez ici
Visitez la rubrique "Santé" de Wikiprogress pour consulter des articles connexes.


Coordonnateur Wikiprogress Africa

mardi 23 avril 2013

Childhood Pneumonia and Diarrhoea BIG KILLERS!


Wikiprogress Africa aims to  provide a platform for knowledge sharing on measuring progress and well-being in an Africa context. This article, by Ousmane Aly Diallo, is also part of the Wikiprogress Series on Health.

“We know what works against pneumonia and diarrhoea – the two illnesses that hit the poorest hardest. Scaling up simple interventions could overcome two of the biggest obstacles to increasing child survival, help give every child a fair chance to grow and thrive”, Anthony Lake, UNICEF Executive Director.

The Lancet recently published a series of papers on Childhood Pneumonia and Diarrhoea in collaboration with the Aga Khan University of Pakistan, in April 2013.  The series demonstrates that it is possible to eradicate the prevalence of these two diseases among children through a comprehensive strategy involving all the stakeholders and highlights the barriers that have enabled children’s death from it.

Pneumonia and diarrhoea are low in incidence in the developed world but remains serious health concerns in the developing world. Childhood Pneumonia and Diarrhoea are particularly lethal in the developing world; nearly 90% of the children who died from these diseases are from Sub-Saharan Africa and South Asia, according to a recent World Health Organization report.

Assessing  the global burden of childhood pneumonia and diarrhoea in the world,  Walker and Alii’s paper show that these two diseases remain the leading infectious causes of death in children younger than 5 years, and caused an estimated 700 000 and 1·3 million deaths, respectively, in 2011. More than half of the burden (56% of severe episodes of diarrhoea and 64% of severe episodes of pneumonia) is upon 15 countries and among this category, 10 of them are Sub-Saharan Africa’s ones: Angola, Burkina Faso, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Kenya, Mali, Niger, Nigeria, Tanzania, and Uganda, according to the study. Most of these deaths could have been prevented through vaccines and other means of prevention according to this study. Besides, undernourishment constitutes another obstacle to these children’s survival. Any program to tackle childhood pneumonia and diarrhoea should include a facet on improving child nutrition.



Lack of national leadership in the fight against these diseases and a lack of financial resources are important bottlenecks. This, coupled with the inadequate training of health workers, and a lack of health indicators are key obstacles that needs to be addressed to lower the morbidity rate of pneumonia and diarrhoea among children and to improve their survival rates, for these authors.

The second paper on “Interventions to address deaths from childhood pneumonia and diarrhoea…” shows that scaled interventions could save 95% of diarrhoea and 67% of pneumonia deaths in children younger (under 5 years) by 2025. But to reach that goal, the emphasis must be put on community-level healthcare as it is the best way to reach the most exposed populations.


This series show that childhood pneumonia and diarrhoea are serious health concerns in many developing countries, particularly in Sub-Saharan Africa, but that they could be eradicated through prevention (immunisation campaigns) and effective intervention. In its subject and objectives, this series echoes the recent publication by the World Health Organization and UNICEF, the Integrated Global Action Plan for the Prevention and Control of Pneumonia and Diarrhoea. This plan aims to reduce by 75% (with 2010 levels as reference) the incidence of severe pneumonia and diarrhoea, as well as the death from both these diseases among children under-five. It also aims for a 40% reduction in the global number of children under five who are stunted since undernutrition is one of the key risk factor for children suffering from pneumonia and diarrhoea. There’s a global commitment to ending child death from preventable diseases and these two Lancet publications show that this objective is reachable if all means are galvanised.

Childhood diarrhoea and pneumonia are deadlier in low-income countries of Sub-Saharan Africa and South Asia than in the developed world. Closing the gap is one of the ultimate aims of the Lancet series as shown through different models, it is an objective that is within our reach.

Ousmane Aly DIALLO
Wikiprogress Africa Advisor