Wikiprogress Africa

mercredi 20 novembre 2013

eLearning Africa 2014: 9e conférence internationale sur les TIC appliquées au développement, à l'enseignement et à la formation

eLearning Africa est l’événement de réseautage majeur destiné à améliorer l’éducation et la formation africaines par le biais des TIC. Cette conférence annuelle, la plus importante en son genre, se déroule sur trois jours (du 28 au 30 mai 2014) et représente un moment incontournable pour tous ceux qui souhaitent nouer des contacts et des partenariats à la fois multinationaux et interprofessionnels tout en renforçant leurs connaissances, expertises et compétences.

eLearning Africa est hébergée en 2014 par le Ministère ougandais des TIC au Speke Resort de Kampala. Cette conférence réunira :

  •    500 experts en eLearning, décideurs de haut niveau, praticiens, chercheurs et parties prenantes.
  •    Plus de 300 intervenants ainsi que 60 sessions et ateliers parallèles abordant tous les plus grands sujets, développements et tendances de l’eLearning
  •     4 sessions plénières enrichissantes animées par des conférenciers experts de renommée mondiale.
  •    Plus de 60 exposants et sponsors présentant les meilleurs produits et services du marché.

Appel à propositions
Nous recherchons des histoires, des expériences, des recherches, des idées et des expertises qui dressent le portrait complexe et stimulant des TIC pour le développement, l'éducation et la formation en Afrique, sous le thème général suivant « Frontières Ouvertes sur l´Avenir ».

Riche en ressources et dotée d’une population jeune, l'Afrique peut, à présent, regarder l'avenir avec confiance.
À une époque où, même dans certaines des économies les plus avancées du monde, les diplômes et les qualifications ne peuvent garantir l’accès à l’emploi, comment les Africains peuvent-ils acquérir les compétences nécessaires leur permettant, non seulement de réussir sur le marché local, mais aussi de façonner et diriger le marché mondial ? Comment créer un environnement qui récompense l'entrepreneuriat et encourage l'innovation africaine ? Comment inciter les partenariats productifs entre gouvernements et secteur privé ? 

Comment peut-on faire que cette croissance soit durable et inclusive, et comment peut-on, en somme, profiter au maximum de la croissance économique d‘aujourd’hui afin de poser les fondements solides de demain ?
Les investisseurs internationaux se tournent désormais vers ce continent qui offre un grand potentiel. Aussi, l´Afrique se voit-elle confrontée au débat important sur la manière de tirer le meilleur parti de ce nouveau climat d’opportunités et de bâtir ainsi un nouveau récit.

La majorité des Africains ne pourra profiter pleinement des avantages de la croissance économique que si certains défis, encore persistants, sont relevés : il faudra, avant tout, parvenir à résoudre le problème des barrières artificielles entravant le commerce, gérer et anticiper les changements, s'assurer que l'investissement étranger respecte bien les objectifs de développement durable et enfin, s’assurer que l'éducation, le développement des compétences et le leadership soient au centre des priorités.

Vitales pour l’avenir de l’Afrique, ces interrogations seront au cœur de l’agenda d’eLearning Africa 2014.
Sous le thème global: «Frontières Ouvertes sur l´Avenir», l’événement traitera des thématiques suivantes:
  •       Les TIC et leur impact en Afrique
  •       Financer l’éducation
  •      Accroître l´extensibilité des infrastructures
  •      Échange de connaissances pour de meilleures pratiques : comment les TICs peuvent-elles approfondir les expertises dans une variété de secteurs où se côtoient développement, éducation et formation ?
  •       Formations initiale et continue des éducateurs
  •      Recherche. Méthodes, projets pilotes, données et rapports : diffuser études et solutions essentielles au progrès.
  •       TIC pour la pédagogie

La date limite de soumission est fixée au 15 janvier 2014.


Pour davantage d'informations sur cet évènement, veuillez visiter le site web ici

Une vie urbaine de qualité: comment en faire une réalité?


« Une vie urbaine de qualité: comment en faire une réalité? »
L’importance des mesures, des politiques publiques et de la mise en œuvre.

Vous êtes invités à participer à la discussion sur la « Qualité de la vie urbaine en Amérique latine » organisée par Ethos Laboratorio de Políticas Públicas, el Seminario Satisfacción Subjetiva con la Vida y la Sociedad (SAVISO)-UNAM-IIS, International Transport Forum, OCDE Mexico, le directorat sur la gouvernance publique de l’OCDE (GOV), el Núcleo de Estudios Metropolitanos del Instituto de Estudios Urbanos y Territoriales de la PUC-Chile, Wikiprogress and Wikiprogress América.

 La discussion en ligne sera une occasion pour discuter et réfléchir sur les meilleures pratiques, les recherches pertinentes et les expériences sur ce sujet. Le débat commencera ce 21 novembre à 09 :00 et se poursuivra jusqu’au 5 décembre à 16 :00 (GMT) et sera axés sur les questions suivantes :

  •     Pourquoi est-il important d’inclure les considérations sur la qualité de la vie, le bien-être et le « droit à la cité » dans les politiques publiques urbaines?
  •      À quoi ressemble une ville où il fait bon vivre? Quelles sont ses caractéristiques (parcs, événements sociaux, transport…etc)
  •      Quels indicateurs devons-nous considérer pour mesurer et évaluer la qualité de vie urbaine?
  •      À l’heure actuelle, quelles sont les politiques publiques, programmes sociaux et stratégies de développement urbains qui visent à améliorer la qualité de vie urbaine en Amérique latine? Qui doit être en charge de leur mise en application?

Nous vous invitons à laisser vos commentaires en Espagnol, Anglais ou Français dans la section « Contribuye » de la page de discussion. Pour participer, cliquez ici.

Sur Twitter, suivez l’évolution des débats avec les mot-dièses #CalidadDeVida et #Bienestar et utilisez ce lien : http://bit.ly/1gR9ojk.

 De même, nous vous invitons à visiter le blog (http://wikiprogressal.blogspot.com) pour consulter les contributions des spécialistes de même que la page Facebook: https://www.facebook.com/WikiprogressAmericaLatina.


Quality Urban Life: how to make it a reality?


INVITATION

“Quality Urban Life: how to make it a reality?”
The importance of measurement, public policy and implementation



You are invited to join the discussion on “Quality of Urban Life in Latin America”, hosted by Ethos Laboratorio de Políticas Públicas, el Seminario Satisfacción Subjetiva con la Vida y la Sociedad (SAVISO)-UNAM-IIS, International Transport Forum, La OCDE Centro de México, OECD Public Governance Directorate (GOV), el Núcleo de Estudios Metropolitanos del Instituto de Estudios Urbanos y Territoriales de la PUC-Chile, Wikiprogress and Wikiprogress América.

This online discussion will be a unique opportunity to reflect and exchange best practices, relevant research and experiences on the topic. The debate begins on the 21 November 09:00 and continues until 5 December 16:00 (GMT), focusing on the following questions:

  1. Why is it important to incorporate considerations of quality of life, well-being, liveability and “Right to the City” in urban public policy?
  2. What does a liveable city look like? What are its characteristics? (e.g. parks; social events; transport; etc.)
  3. Which indicators should we consider in order to measure and evaluate the quality of urban life?
  4. What are some current public policies, social programs and urban development strategies aimed at improving the quality of urban life in Latin America?
  5. What additional public policies could be incorporated to improve the quality of urban life? Who should be in charge of implementing them?

We invite you to leave your comments in Spanish, English or French in the section entitled “Contribuye” of the discussion webpage. To participate, click here.

In Twitter, you may follow the hashtags #CalidadDeVida and #Bienestar and use the shortlinkhttp://bit.ly/1gR9ojk.

Also, check out the blog for longer contributions from specialists: http://wikiprogressal.blogspot.com, as well as the Facebook page: https://www.facebook.com/WikiprogressAmericaLatina.

jeudi 14 novembre 2013

Can We Really End Poverty? A debate on the Future of Development

At the 2000 UN Millennium Summit, the largest ever gathering of world leaders pledged to work together to help the world’s poorest people. They agreed on a set of targets that became known as the Millennium Development Goals (MDGs). The deadline they set themselves to meet these was 31 December 2015.

With just over two years until the MDGs expire, how much progress has been made and what should happen next?

There have of course been successes: the world has already met the first MDG target of halving the world’s population living in extreme poverty (on less than USD 1.25 per day). But 1.2 billion people are still living in extreme poverty and vulnerability remains high. At the same time, problems in measuring poverty present barriers to effective policy making.
Progress has also been uneven – not all countries, regions, age groups, social sectors or genders have benefited equally from the advances that have been made. The truth is, the quality of life has not improved for all.

This December, the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) will launch their new report on Ending Poverty. To coincide with this, Intelligence Squared will host a panel of experts to discuss the key issues that the report raises. How should we measure poverty? What can we learn from local solutions for tackling poverty? How can the fast progress made by middle-income countries like China provide lessons for Africa? How can we be “smarter” about how we use aid flows? How do we ensure that the next set of goals will be not just about “getting to zero” poverty, but about staying there?

On 5 December, thought-leaders from the world’s leading development think tanks, the OECD, civil society and national governments will offer different perspectives on these questions, and discuss what an international development framework could look like beyond 2015.


Watch the debate live-stream from 7pm-8.30pm on 5th December.

Speakers
  • Sabina Alkire, Director at the Oxford Poverty and Human Development Initiative (OPHI), University of Oxford 
  • Jamie Drummond, Executive Director and Head of Global Strategy at ONE 
  • Homi Kharas (via Google+ Hangouts), Executive Secretary of the UN High Level Panel on the post-2015 development agenda. Senior Fellow and Deputy Director for the Global Economy and Development program at the Brookings Institution 
  • Priyanthi Fernando, Executive Director for the Centre for Poverty Analysis (CEPA) in Colombo, Sri Lanka
  •  Erik Solheim, Chair of the OECD Development Assistance Committee and Former Minister of the Environment and International Development, Norway     

lundi 11 novembre 2013

Social Entrepreneurs Transforming Africa Fellowship

Social Entrepreneurs Transforming Africa (SET Africa) is a fellowship program for young social entrepreneurs from across Anglophone Africa. SET Africa provides these young leaders with training, networking, and funding opportunities. The programme is managed by the Makerere University Business School (MUBS) Entrepreneurship Centre in Kampala, Uganda. SET Africa is part of the YouthActionNet® global network of 16 institutes supporting 889 young social entrepreneurs around the world who are impacting 1.3 million lives annually.

SET Africa now invites applications from young social innovators in Anglophone Africa who are founders or co-founders of ventures with a social mission to apply for the SET Africa fellowship run by MUBS. Fellows under this programme will be trained in entrepreneurship and leadership. They will also receive funds to help grow their social enterprises and implement activities to achieve their vision.

The SET Africa programme is managed in collaboration with MUBS, the International Youth Foundation, The MasterCard Foundation, and the United States Agency for International Development (USAID).

What Kinds of Ventures Are We Are Looking For?
a)      Ventures led by youth between 18 and 29 years old that are making a difference in their community.
b)      The venture should have at least one year of impact in the community.
c)      The venture should be able to demonstrate evidence in addressing social problems such as improving access to services like education, finance, health, counseling,  capacity building, helping households increasing incomes, helping children grow in a good environment etc.
d)      The venture can be a non-profit, for-profit, or hybrid business model.

Eligible Applicants:
a)      Must be a founder or co-founder of a social venture.
b)       Should be a citizen from an Anglophone Country (See list of Countries).
c)      Should be between 18 – 29 years by February 24, 2014.
d)       Can demonstrate innovative approaches in addressing social problems.
e)      Should be proficient in English
f)       Must be willing and able to attend a leadership retreat in Kampala, Uganda.


For more information, click here.

jeudi 7 novembre 2013

Comment va la vie? Se recentrer sur les citoyens

Ce blog de Martine Durand, Chef Statisticien et Directrice de la Direction des Statistiques de l'OCDE, fait partie du focus de Wikiprogress pour le mois de novembre sur le nouveau rapport Comment va la vie?

Mesurer le bien-être est d’autant plus important aujourd’hui, que nos économies et sociétés sont nombreuses à être frappées par la crise financière mondiale. Afin d’en comprendre les conséquences sur la vie des citoyens et de développer des stratégies visant ceux qui en ont le plus souffert, il est nécessaire de regarder bien au-delà de la production économique ou des marchés financiers.   


 La crise financière mondiale a réduit le bien-être matériel des individus 
De nombreux travailleurs ont perdu leur emploi depuis le début de la crise en 2007 et les niveaux de revenu ou de richesse de nombreux ménages ont stagné, voire baissé. Depuis le début de la crise, près de 15 millions de personnes supplémentaires sont aujourd’hui sans emploi dans la zone OCDE. Le nombre de personnes sans emploi depuis plus d’un an a atteint les 16 millions. De plus, entre 2007 et 2010, la pauvreté (relative) de revenu a augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE, notamment parmi les enfants et les jeunes. L’insécurité économique et la pression financière croissantes ont particulièrement affecté les ménages à faible revenu et les moins instruits. 

La confiance envers les institutions a baissé 
D’autres dimensions du bien-être des citoyens ont également souffert de la crise. La satisfaction à l’égard de la vie a considérablement baissé dans les pays les plus sévèrement touchés, tels que la Grèce, l’Italie et l’Espagne. Dans ces pays, les niveaux de stress et de préoccupation tels que constatés par les individus ont augmenté de manière considérable.. Le capital politique des pays a été sévèrement ébranlé : seuls 40% des citoyens de l’OCDE font confiance à leurs gouvernements nationaux – soit le niveau le plus bas depuis 2006. Dans les pays les plus touchés par la crise,  les citoyens ne sont qu’entre 1 et 3 sur 10 à faire confiance à leur gouvernement, un ratio qui a été divisé par plus de moitié depuis le début de la crise.   
De nouvelles formes de solidarité et d’engagement sont apparues 
Dans certains pays, les réponses à la crise ont dépassé la sphère politique publique et ont pris la forme d’une solidarité interpersonnelle plus importante avec des formes variées de participation civique à l’échelle des communautés locales. Malgré une plus grande difficulté à procurer de l’aide financière, un nombre croissant de personnes ont déclaré apporter leur soutien non financier aux autres et avoir offert de leur temps pour aider des personnes dans le besoin au sein de leur communauté. Les familles ont également été des sources de soutien à la fois financier et en nature. Elles ont aussi été un filet de sécurité important, par exemple pour les jeunes éprouvant des difficultés dans leur recherche d’emploi. 
Les indicateurs de bien-être offrent une nouvelle perspective pour l’élaboration de politiques 
Les indicateurs de bien-être peuvent apporter une perspective nouvelle et plus large aux décideurs politiques sur les dimensions qui comptent le plus pour les citoyens. Certaines de ces dimensions telles que l’emploi, la santé ou l’éducation sont depuis longtemps inclues dans leur programme. Mais d’autres indicateurs, mesurées à l’échelle individuelle ou  à celle des ménages, ainsi que leur distribution au sein des groupes de la population, peuvent offrir un nouvel aperçu de la qualité de vie des citoyens. Cette nouvelle édition de Comment va la vie explore en détails deux problématiques du bien-être qui peuvent apporter un nouvel éclairage pour le développement des politiques publiques : les inégalités de bien être entre les hommes et les femmes et le bien-être sur le lieu de travail.   

Les femmes et les hommes peuvent-ils tout avoir? 
Comprendre dans quelle mesure le bien-être varie au sein de la population, et pourquoi, est essentiel afin d’élaborer des politiques plus ciblées et efficaces. Malgré de larges progrès vers une plus grande égalité entre les hommes et les femmes ces dernières décennies, le genre reste un déterminant important de l’inégalité de bien-être dans de nombreux pays. Mais contrairement à l’impression que dresse un portrait uniquement économique de la situation, la question de l’égalité entre les sexes n’est pas uniquement une question de femme. Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes dans les pays de l’OCDE, par exemple, et elles sont généralement plus instruites. Cependant, les femmes déclarent un état de santé moins bon que celui des hommes ; ont de moins bonnes perspectives professionnelles ; et ont moins de connexions sur lesquelles compter lorsqu’elles cherchent un emploi. Les femmes ressentent  également plus d’émotions négatives  que les hommes. 

Le bien-être au travail: l’importance des emplois de qualité 
Pendant longtemps, les priorités politiques se sont principalement concentrées sur la création d’emplois, l’objectif étant de proposer un travail à chaque personne souhaitant travailler. Cependant, la plupart des individus passent une grande partie de leur vie au travail et ce qui se passe sur le lieu de travail est donc un élément essentiel de leur bien-être. Avoir un bon travail, ou un travail de qualité, ne se limite pas à un salaire élevé ou une carrière dynamique; il s’agit également de travailler dans un environnement propice à l’épanouissement personnel et dans lequel les employés se sentent impliqués. L’autonomie au travail et des objectifs de travail clairement définis conditionnent l’engagement des employés et influent sur leur bien-être. Des pratiques d’encadrement respectueuses ainsi que le soutien de ses collègues sont également importants. Dans ces conditions de travail, il est plus aisé de gérer la pression ainsi que d’assumer des emplois plus exigeants émotionnellement. Ces conditions favorisent également une bonne santé physique et une meilleure productivité. 
   

Se concentrer sur les priorités des citoyens, et améliorer les indicateurs existants ou en développer de nouveaux capables de mesurer le bien-être et le progrès, voici la direction à suivre pour atteindre des vies meilleures, aujourd’hui et demain. 

Cet article a d'abord été publié dans le ProgBlog (accessible ici)

jeudi 24 octobre 2013

Africa Regional Consultative Meeting on the Sustainable Development Goals

The Africa Regional Consultative Meeting on the Sustainable Development Goals will be held in Addis Ababa, Ethiopia from 31 October to 5 November 2013. Organized by the United Nations Economic Commission for Africa (UNECA), the African Union Commission (AUC) and the African Development Bank (AfDB), this event will comprise an experts segment from 31 October to 2 November 2013 and a ministerial segment from 4 to 5 November 2013.

The meeting will provide a platform for African countries to identify, articulate and reach consensus on the region’s sustainable development priorities and goals, which will take into account those emerging from the region’s Post-2015 Development Agenda Process embodied in the African common position on the same. In this regard, it will prepare Africa to speak with one strong voice and rally international support around SDGs that are well-aligned with the region’s sustainable development priorities and aspirations. The consultative meeting is expected to adopt an outcome document that will serve as Africa’s common reference document and collective input to the work of the UN General Assembly Open Working Group on SDGs.

The SDGs were one of the key commitments of the 2012 United Nations Conference on Sustainable Development (Rio+20). Rio+20 recognized that SDGs could be useful for pursuing focused and coherent action on sustainable development. It underlined that goals should address and incorporate in a balanced way all three dimensions of sustainable development and their interlinkages.

As a follow-up to Rio+20, the Africa Regional Implementation Meeting (Africa-RIM) was held in November 2012. The RIM deliberated on the main outcomes of Rio+20 and their implications for Africa. This meeting adopted the Africa RIM Outcome Document, which represents Africa’s collective input to the Rio+20 follow-up processes, including the sustainable development goals. In this regard, the Africa-RIM agreed on the need to have an effective, broad-based, bottom-up and consultative process to flesh out the goals, indicators and targets that should underpin the SDGs. The RIM also agreed that the goals, targets and indicators should be informed by among others, the outcomes of the Africa process on the Post-2015 development agenda.

Considering the cross-cutting nature of sustainable development, the meeting will bring together policy makers and high-level experts from the economic, social, environmental and governance spheres representing government and inter-governmental institutions, the private sector, civil society organizations and other major groups, as well as international development partners.


For more information about this conference, please visit this website: http://www.uneca.org/arcm-sdg2013

mardi 22 octobre 2013

L'esclavage: une institution du passé en Afrique?

Ce blog d’Ousmane Aly DIALLO, fait partie de la série de Wikiprogress sur la Sécurité Personnelle. Il résume les principaux points du  récent Index mondial de l’esclavage de la Fondation Walk Free, avec une emphase sur l’Afrique.


L’indice mondial de l’esclavage est un nouvel indicateur développé par la Fondation australienne Walk Free. Cet index classe 160 pays du monde selon 3 facteurs : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population, la mesure du taux de mariages précoces et une mesure de l’intensité du trafic de personnes (doubles flux, entrant et sortant) des États. Le score final est pondéré afin de refléter la première dimension de l’index : la prévalence estimée de l’esclavage moderne au sein de la population (95%).


L’esclavage apparait souvent comme une relique du passé, une institution qui nous rappelle les raids durant les siècles précédents, le commerce transatlantique avant d’être récemment glamourisé dans les productions hollywoodiennes. Mais la réalité est là, claire et nette : près de 30 millions de gens vivent dans des conditions d’esclavage moderne, allant de la mendicité forcée à l’esclavage de classe héréditaire.
Des 10 pays du classement (ayant la plus forte prévalence de populations sous condition d’esclavage), 5 sont d’Afrique : la Mauritanie (#1), le Benin (#7), la Côte d’Ivoire (#8), la Gambie (#9) et le Gabon (#10). 16.36% des 29.8 millions de gens sous condition d’esclavage viennent d’Afrique subsaharienne, qui est l’endroit le plus probable du monde où on risque d’être réduit  dans cet état.


Le rapport définit l’esclavage comme la possession et le contrôle d’une personne de façon à la priver sensiblement de sa liberté individuelle dans l’intention de l’exploiter en l'utilisant, lui dictant sa conduite, en bénéficiant de ses aptitudes en la transfèrant contre son gré ou en l'éliminant tout simplement. Cette exploitation se fait à travers la violence ou la menace de la violence, la tromperie ou la contrainte. L’esclavage prend plusieurs formes en 2013 et peut se manifester sous plusieurs noms. Le trafic humain, le travail forcé, les conditions de travail similaires à l’esclavage (la servitude due à l’endettement, mariage forcé ou servile, la vente ou l’exploitation des enfants, y inclus dans les conflits armés), tous ces phénomènes se retrouvent dans la définition de l’Indice Mondial de l’Esclavage.

La Mauritanie a été classée première dans l’index pour ce qui est de la prévalence de l’esclavage. Une grande partie de sa population (les abid et à un degré moindre les Harratines, qui sont des populations noires avec une culture arabo-berbère)[1] est privée de ses droits humanitaires naturels. Le rapport estime qu’entre 140,000 et 160,000 mauritaniens sur une population de 3.8 millions sont en état d’esclavage. Dans  ce classement, se reflète également les forts taux de mariage précoces et de trafic de personnes. L’esclavage y est surtout sous forme domestique et traditionnelle: des adultes et des enfants sont la pleine propriété de maîtres qui exercent leur domination sur eux et sur leurs descendants.

Le Bénin est le second pays africain dans ce classement. Le travail domestique informel – mettant à contribution les enfants- est sa forme dominante, comme dans toute l’Afrique de l’Ouest. À travers le système du Vidomegon, des filles aussi jeunes que sept ans, sont engagées comme travailleuses domestiques en échange de gîte et de subsistance. Une autre institution traditionnelle, le Vudusi ou « esclavage dans les temples », des jeunes filles sont offertes en sacrifices dans les temples et forcées de prendre soin de ces lieux tout au long de leur vie, en courant le risque d’être abusé sexuellement.

Le rapport montre en outre qu’il existe un trafic de femmes et d’enfants à l’intérieur du Bénin, des zones rurales aux villes, et même au sein des pays de la sous-région comme le Togo, le Nigeria, le Ghana, ou la Côte d’Ivoire entre autres. La mise en œuvre d’un accord avec le Nigéria, soutenu par l’Organisation internationale du Travail, constitue un grand pas vers l’éradication de cette forme d’exploitation, souligne cependant le rapport.

À la 143e place, l’Ile Maurice est l’État africain où il y a le moins de populations en état d’esclavage par rapport à la population. Les estimation tournent autour de 510 à 560 pour une population de 1,291,416 habitants. L’Ile met en œuvre également d’excellentes mesures dans des domaines connexes comme la gouvernance, comme le montre le récent Indice sur la gouvernance africaine, où elle est à la première place. L’Ile Maurice mène pour ce qui est de la stabilité et de la production du droit humain et celui des travailleurs, mais est derrière l’Afrique du Sud et le Gabon pour ce qui est des politiques sur l’esclavage moderne.

Global Slavery Index 2013 by 


Les lois et la persistance de l’esclavage
La majeure partie des États africains avec un fort taux d’esclavage interne ont dans leur système judiciaire, des lois qui rendent ces pratiques illégales. L’esclavage a été reconnue officiellement  en 1980 suite aux contestations du mouvement « El Hor » (« L’Homme libe » en hassanya) et rendue illégale et criminalisée encore une fois en 2007 par le premier gouvernement de la période post-Taya. Mais les poursuites criminelles envers les contrevenants sont rares, malgré l’existence de ces lois. Depuis la mise en œuvre de la dernière loi en 2007, et malgré le nombre important d’accusations des victimes envers leurs abuseurs, seule une condamnation a eu lieu selon le rapport.
L’inexistence d’une unité de justice ayant pour but l’application des dispositions de cette loi et le manque de données étatiques solides sur cette pratique constituent les principaux obstacles à l’éradication de cette pratique.
De même, au Bénin, l’existence d’une institution visant l’éradication du travail des enfants et l’existence d’une législation criminalisant ce phénomène ont eu peu d’effet. Une des raisons de ce manque d’efficacité suggérée est que les 126 inspecteurs du travail s’intéressent seulement au secteur formel alors que l’institution du Vudusi a surtout lieu dans le secteur informel. La création d’un Office Central pour la Protection des Mineurs (OCPM) s’inscrit ainsi dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants par le gouvernement béninois. Mais le manque d’une vision à long terme qui prendrait en compte le  bien-être de ces enfants vulnérables diminue encore plus l’impact positif de ces mesures.

Des tendances  sont apparentes dans cet Indice. L’esclavage apparaît plus comme un trait culturel dans les pays où il se passe, et peut ne pas être considéré comme tel par les victimes et les coupables.

De plus, les femmes sont les plus touchées par cette institution. Elles sont disproportionnellement représentées au sein des populations en état de servitude. Une explication avancée est qu’elles sont souvent dans la sphère domestique de leurs maitres qui sont bien souvent dans des zones reculées, et difficilement atteignables par la justice de leurs états.

Sans l’accès à l’éducation et à des voies alternatives pour subvenir à leurs besoins, beaucoup parmi ces populations pensent que c’est la volonté de Dieu qu’elles soient dans l’état de servitude. En Mauritanie, comme la majeure partie de la population servile est maintenue dans cet état d’analphabétisme, ces populations ignorent souvent que selon la loi islamique, un musulman ne peut pas réduire à l’esclavage un autre musulman. Le manque d’éducation est ainsi un moyen pour perpétuer ces pratiques.

Les conflits, la pauvreté extrême, les forts taux de corruption et l’impact de l’exploitation des ressources naturelles pour approvisionner les marchés internationaux sont autant de facteurs qui augmentent les risques d’asservissement dans plusieurs pays africains.  Comme susmentionné, l’existence de lois punissant l’esclavage a eu peu d’effet sur la disparition de cette institution. Sa perpétuation est principalement due à un manque d’unité d’exécution de ces lois. La volonté politique sera ainsi déterminante pour la disparition de ces pratiques.




[1] Le terme Haratine désigne les esclaves affranchis. C'est différent de « abid qui est le terme hassanya pour désigner les esclaves mais dans le discours politique courant, la différence entre les deux termes est devenue floue. Voir cet article pour plus d’informations : http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer

vendredi 18 octobre 2013

Slavery is not a thing of the past in Africa

This blog by Ousmane Aly DIALLO, is part of Wikiprogress Series on Personal Security. It resumes the recent Global Slavery Index from an Africa-centred perspective.


The Global Slavery Index is a new initiative by the Australia-based Walk Free Foundation, which ranks 160 countries of the world according to three factors: estimated prevalence of modern slavery by population, a measure of child marriage, and a measure of human trafficking in and out of a country. The aggregate measure is weighted in order to reflect the first dimension of the index: the estimated prevalence of modern slavery by population (95% weighting).

World Map of Slavery, Source: Global Slavery Index/Walk Free Foundation
Slavery often appears as a phenomenon of the past, reminiscent of raids during the 18th century, the transatlantic trade and recently, as glamourized in Hollywood productions. But the reality is there, apparent and stark: nearly 30 million of the world populations are enslaved under different forms varying from debt bondage, forced begging to hereditary chattel slavery.
Of the 10 first countries of the ranking (which hosts the highest prevalence of slavery out of the 160 countries), 5 are in Africa: Mauritania (#1), Benin (#7), Côte d’Ivoire(#8), Gambia (#9) and Gabon (#10). 16.36% of the estimated total 29.8 million people in modern slavery are in Sub-Saharan Afric which is the likeliest place to risk enslavement in the world.

The report defines slavery  the possession and control of a person in such a way as to significantly deprive that person of his or her individual liberty, with the intent of exploiting that person through their use, management, profit, transfer or disposal. Usually this exercise will be achieved through means such as violence or threats of violence, deception and/or coercion. It takes many forms in 2013 and may be known by many names. Human trafficking, forced labour,  slavery-like situations (debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children, including in armed conflitct), all these phenomenons falls into the operational definition.


Definition of modern day slavery by the Global Slavery Index


Trafficking                                                                                       Slavery
1    Recruitment, transportation, transfer, harboring or receipt of persons.
2    By means of threat or use of force or other forms of coercion, of abduction, of fraud, of deception, of the abuse of power or of a position of vulnerability or of the giving or receiving of payments or benefits to achieve the consent of a person having control over another person (these means are not required in the case of children).
3    With the intent of exploiting that person through:
  •     Prostitution of others;
  •   Sexual exploitation;
  •   Forced labour;
  •   Slavery (or similar practices);
  •   Servitude; and
  •     Removal of organs.

(UN Trafficking Protocol, 2000)
The status or condition of a person over whom any or all of the powers attaching to the right of ownership are exercised.
Includes slavery-like practices: debt bondage, forced or servile marriage, sale or exploitation of children (including in armed conflict) and descent-based slavery.
(The Slavery Convention (1926) and Supplementary Slavery Convention (1956)
Forced Labour
All work or service which is exacted from any person under the menace of any penalty and for which the said person has not offered himself voluntarily.
(ILO Forced Labour Convention, 1930 (No. 29)


Mauritania, is ranked number 1 in the Index. Slavery is prevalent in this country and a large part of its population (abid and to a lesser extent the Haratine[1], populations of black ancestry but of Moorish-Berber culture) is deprived of basic rights due to this institution. The report estimates that between 140,000 – 160,000 people are enslaved in Mauritania, a country with a population of just 3.8 million. This ranking also reflects high levels of child marriage, and to a lesser extent, human trafficking. The phenomenon takes the form of chattel slavery, meaning that adults and children in slavery are the full property of their masters who exercise total ownership over them and their descendants.
The high prevalence measured for such countries as  Mauritania reflect centuries-old patterns of enslavement, often based on colonial conflicts and injustice exacerbated by contemporary armed conflict.

Benin is the second worst performing African country. Informal domestic service- child labour in most cases- is its most prevalent form, as it is in the rest of West Africa. With the Vidomegon institution, girls as young as seven years old, are engaged as domestic workers in exchange for accommodation and subsistence. In a practice which runs parallel to the Trokosi system, Vudusi, or ‘shrine slavery’ affects young girls in Benin, who are offered as sacrifices to religious shrines, and subsequently forced to live in and care for the shrine, and often being habitually sexually abused 

The report shows also that women and children are trafficked within Benin from rural areas to the cities, and children are trafficked into countries in the region like Togo, Nigeria, Ghana, Gabon, Côte d’Ivoire, Cameroon and Guinea. But the establishment of an ILO-backed agreement between Nigeria and Benin is a positive step towards the eradication of this form of exploitation.

At the 143rd place, Mauritius was the best performing country in Africa. The estimated enslaved population revolves around 510-560 for a population of 1,291,416 habitants. The Island is also performing very well on other government issues as apparent in the recent Ibrahim Index of African Governance, where it stands as the best performing country of the continent. Mauritius leads the region in stability and the protection of human and worker rights, but is eclipsed by South Africa and Gabon in terms of the extent of policies on modern slavery.

Laws and the persistence of slavery
Most of the African countries with a high prevalence of people under slavery has in their judicial system, a set of laws that makes slavery illegal. In Mauritania, slavery was first recognized in 1980 following the emergence of the Haratine movement “El Hor” (“The Free Man” in Hassanya) and further outlawed in 2007 by the first government of the post-Taya period. But criminal prosecution rarely occurs despite the extant laws.  Since the implementation of the law in 2007, and though several victims had tried to take action against their masters, only one conviction has been handed down, according to the report. 

The lack of a special law enforcement unit and solid data on slavery are among Mauritania’s main obstacles to make these practices a negative reminiscence of the past.
Also in Benin, despite the existence of an enforcement unit against child labour and a legislature criminalizing this phenomenon, there has been little effect on this institution. 

One of the reasons suggested is that the 126 Labour inspectors investigates only on the formal sector while the Vudusi system is present only on the informal sector. The creation of the Central Office for the Protection of Minors (OCPM) is part of the government’s response to child labour but the lack of any long term plan for the care of these vulnerable children diminishes the positive reach of these measures.

Interesting trends are apparent in this Global Slavery Index. Slavery is mostly a cultural trait of these afflicted countries, and it may not be considered as such by the victims and the abusers. 

Furthermore, women are the most affected by this practice. They are disproportionately represented in this population. One explanation is that they thrive more often in the domestic sphere of their masters which are likelier to be in remote areas, far from the reach on national justice systems.

Without access to education or alternative means of subsistence, many believe that it is God’s wish for them to be slaves. In Mauritania, as most people in slavery are kept illiterate and uneducated, they are unaware of the fact that according to Islamic law, a Muslim cannot enslave a fellow Muslim. The lack of education is thus a means to perpetuate these practices. 

Conflicts, extremes of poverty, high levels of corruption, and the impact of resource exploitation to feed global markets all increase the risk of enslavement in various African countries. Child and forced marriages are still tolerated in the context of informal or ‘traditional’ legal systems in many countries.

In many African countries, there are laws punishing slavery and slavery-like conditions. The perpetuation of the practice is mainly due to the lack of enforcement by the governments. Political will will be a critical factor in the eradication of these practices



Global Slavery Index 2013 by Ryan M. Baillargeon



[1] Haratine designates the manumitted slaves. It’s different from abid which is the hassanya term to designate slaves but in the common political discourse, the difference between the two terms has become blurred. See here for more information, http://thinkafricapress.com/mauritania/alive-and-well-mauritania-slavery-and-its-stubborn-vestiges?utm_content=buffer583c9&utm_source=buffer&utm_medium=facebook&utm_campaign=Buffer